le 28 nov 2008 |
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28/11/2008 |
Hygiène et produits d’entretien : De nouvelles solutions performantes respectueuses de l’environnement Proposer des produits efficaces et performants qui soient en même temps respectueux de l’environnement, c’est le défi engagé en matière d’hygiène et d’entretien. Les efforts de recherches se révèlent fructueux. Nombre de nouveaux produits mis sur le marché en témoignent. Reste que la vigilance doit demeurer le réflexe dans les cuisines pour respecter les règles de sécurité alimentaire et éviter les contaminations toujours possibles. Prévention et contrôles doivent être donc sans faille. Mais là encore, les restaurateurs bénéficient de réels progrès avec des outils simples à utiliser, qui leur évitent tout risque de ‘pépins’. Voici une sélection de nouveaux produits et solutions. L’efficacité redoutable des enzymes
Retrait permanent des graisses
entend démontrer que le développement durable n’est plus une théorie mais bien l’une des préoccupations quotidiennes des métiers de l’hygiène. GEH met donc en avant sa nouvelle gamme Ultra Vert, qui réunit de nombreux produits homologués par le Label écologique européen et qui sont donc bien sûr plus respectueux de l’environnement : détergents dégraissants concentrés ou super-actifs écologiques, nettoyant multi-usage écologique, liquide pour vaisselle manuelle, tablettes lave-vaisselle également écologique, lessive professionnelle, gel détratrant WC… GEH va plus loin dans la défense du développement durable en s’associant aujourd’hui à l’opération Forestavenir qui a entrepris ces dernières années un programme de reforestation en Provence. Pour chaque carton d’essuie-mains Ultra Vert utilisé, 1 E est versé à Forestavenir.
Bacs antibactériens Nouvelle génération de bacs chez Gilac, qui sort une gamme de bacs antibactériens destinés à la restauration commerciale et collective. Une solution de stockage qui limite le risque de contamination microbienne par l’environnement. Cette gamme est composée de bacs qui s’empilent. Cinq contenances et trois couleurs différentes de couvercles sont proposées. L’efficacité sur un large spectre de germes est garantie pendant la durée de vie des bacs. Ces bacs simplifient également la traçabilité du contenu par son dispositif de code couleur et de cartouche d’identification. Machines pour tous les sols Parmi les machines pour le nettoyage, Hoover met en avant une gamme d’aspirateurs simples ou eau & poussières, des monobrosses, mais aussi des ‘aspirateurs-batteurs’, des ‘injecteurs-extracteurs’ ainsi qu’une série d’autolaveuses. Les aspirateurs sont particulièrement solides et puissants, tout en étant silencieux. Ils sont équipés de filtres à cartouches et dotés de nombreux accessoires. À noter cet aspirateur poubelle, qui, dans la partie supérieure, est une poubelle, et aspirateur en bas. Il aspire ce qui est sur le sol à sa portée. Le rapport poids/puissance de la nouvelle gamme des monobrosses est très étudié pour rendre le matériel léger et maniable. À découvrir également, les plateaux multifonctions qui permettent de laver, poncer, décaper, scarifier et de travailler sur les sols en marbre, granit, les terres cuites, les parquets, les sols en béton. Pour les tapis et moquettes Hoover propose des ‘aspirateurs-batteurs’ ou encore des ‘injecteurs-extrateurs’ qui lavent en profondeur. Ils fonctionnent en injectant entre les fibres une solution chimique qui fait fondre la saleté et le gras et qui est ensuite aspirée avec les poussières. Pour faire face à tous les besoins de nettoyage, les autolaveuses sont une solution. Elles lavent et sèchent toutes les surfaces dures, et en option les moquettes. Patrice Fleurent L’hôtellerie restauration jeudi 27 novembre 2008 |
24/11/2008 |
L'un des plus spectaculaires des glaciers rocheux de Marsest trois fois plus étendu que Los Angeles. Crédits photo : AFP La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter de vastes glaciers enterrés sous le sol de la planète rouge à des latitudes inférieures à ce que l'on pensait précédemment. La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter vient de détecter de vastes glaciers enterrés sous le sol de la planète rouge à des latitudes inférieures (autour de 45° sud) à ce que l'on pensait précédemment, a révélé hier la revue Science. «Ensemble, ces glaciers représentent probablement le plus grand réservoir d'eau gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique» de Mars, souligne le principal auteur de l'étude, John Holt de l'université du Texas (États-Unis). «L'un d'entre eux est trois fois plus étendu que Los Angeles pour une épaisseur de près de 800 mètres par endroits». L'eau étant indispensable à la vie telle que nous la connaissons, la découverte de grands réservoirs d'eau gelée sur Mars est un signe encourageant pour les scientifiques en quête de vie extraterrestre. Ces glaciers pourraient également approvisionner en eau les futures missions d'exploration martienne, ajoute le chercheur. Vestiges d'une période glaciaire passée, ils ont été probablement préservés par une couche de débris rocheux, à l'instar des glaciers souterrains de l'Antarctique.
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21/11/2008 |
238 000 tonnes, c'est la production piscicole française. Comment élève-t-on une truite? Que consomme-t-on comme espèce de poisson d'eau douce ou d'eau de mer? Télépoche du 15 au 21 novembre 2008 |
18/11/2008 |
Le Grenelle de l’environnement un an aprèsDu 6 juillet au 25 octobre 2007 se tenait le "Grenelle de l’environnement" qui réunissait des représentants de l’Etat, des ONG investies dans les questions environnementales, les partenaires sociaux et les collectivités locales. Un an après, comment les ambitieux objectifs fixés se traduisent-ils dans la réalité ? Les engagements pris concernaient principalement: * le bâtiment et l’habitat : généralisation des normes de basse consommation dans les logements neufs et les bâtiment publics, mise en place de mesures incitatives pour la rénovation thermique des logements et bâtiments existants, etc. * les transports : construction d’ici à 2012 de 2000 kilomètres de voies ferrées à grande vitesse, création d’un système de taxes favorisant les véhicules les moins polluants, mise en place d’une écotaxe kilométrique frappant les poids lourds sur le réseau routier, * l’énergie : développement des énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation d’énergie en 2020, interdiction dès 2010 des lampes à incandescence, étude pour la création d’une taxe basée sur la consommation en énergie des biens et services (taxe carbone), * la santé : interdiction à la vente dès 2008 de matériaux de construction et de produits phytosanitaires (pour le traitement des plantes) contenant des substances probablement dangereuses, déclaration obligatoire de la présence de nanomatériaux dans les produits pour le grand public, mise en place d’un plan sur la qualité de l’air, * l’agriculture : triplement de la part de l’agriculture biologique qui devrait atteindre 6% de la surface agricole utile en 2010, réduction de moitié de l’usage des pesticides, adoption d’une loi permettant de régler la coexistence entre les OGM et les autres cultures, * la biodiversité : création d’une "trame verte" reliant les espaces naturels, pour permettre à la faune et à la flore de vivre et circuler sur tout le territoire, trame opposable aux nouveaux projets d’aménagement. Une mise en œuvre qui s’échelonnePour concrétiser les engagements pris, trente-trois chantiers opérationnels ont été lancés en décembre 2007 (voir liste dans cette rubrique à la date du 22 janvier 2008) afin de décliner les propositions d’action permettant l’application des conclusions du Grenelle. « … » Le débat sur le projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement « … » il a été adopté par l’Assemblée nationale le 21 octobre 2008 et transmis au Sénat. Ce texte, dit "loi Grenelle 1", définit de grandes orientations et expose les choix faits sans pour autant toujours prévoir leurs modalités concrètes d’application ou leur financement. Il traduit simplement au plan législatif les engagements pris en octobre 2007. L’objectif central porte sur le climat et vise à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Les secteurs les plus concernés par cet enjeu sont le bâtiment et les transports qui à eux deux représentent 40% du total des émissions. Le projet prévoit notamment la construction de 1500 kms de transports en commun en site propre ou la réhabilitation de 800 000 logements sociaux pour diviser par deux leur consommation énergétique d’ici à 2020. D’autres dispositions portent sur l’énergie (promotion des énergies renouvelables), les produits incluant des nanomatériaux, l’agriculture (hausse de la part de l’agriculture biologique à 20% en 2020, division par 2 de la quantité de pesticides utilisés), la démocratie environnementale (installation d’instances de dialogue incluant notamment les riverains pour les entreprises à fort impact environnemental), etc. « … » Les financements et les modalités précises d’exécution des dispositifs énoncés dans la loi Grenelle 1 seront détaillés dans la loi de finances pour 2009 dont l’adoption est prévue pour le mois de décembre 2008 et dans une deuxième loi dite "Grenelle 2" qui ne pourra pas être débattue avant 2009 et ne pourra en grande partie être appliquée qu’après le vote de la loi de finances pour 2010. La seule mesure réellement passée dans les faits à la fin de cette année concerne le bonus-malus sur les véhicules neufs instituant des pénalités pour les acquéreurs des véhicules les plus polluants et au contraire instaurant un bonus pour les voitures les moins polluantes. « … » Parmi les mesures déjà prises, on peut aussi compter la loi du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés qui vise à mettre en oeuvre plusieurs dispositions du Grenelle bien que certaines organisations environnementales contestent certains de ses aspects. Un financement encore imprécis sur le long terme et sans doute compliqué par la "crise"Il est aujourd’hui difficile de chiffrer précisément le coût total des engagements annoncés. En s’appuyant sur les évaluations faites à partir des premières versions du projet de loi "Grenelle 1", il a pu être estimé à environ 120 milliards d’euros, ce qui représenterait une moyenne annuelle de 12 milliards d’investissements (0,6% du PIB). La mise en place d’une "contribution climat énergie ou "taxe carbone" (taxe sur les produits en fonction de leur nuisance environnementale) aurait pu permettre de dégager une partie des sommes nécessaires, jusqu’à 9,7 milliards d’euros par an selon une étude de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Mais pour l’heure elle ne figure pas dans le projet de loi « … » Un des financements prévus proviendrait d’une taxe sur les poids lourds qui serait prélevée à partir de 2011, mais son niveau et son assiette ne sont pas encore déterminés. « … » Le projet de budget 2009, actuellement discuté au Parlement, maintient l’essentiel des objectifs liés au Grenelle de l’environnement et permet, selon le Ministère le financement des grands chantiers prioritaires (bâtiment, transports, énergie). Ce seraient près de 19 milliards d’euros et 7,3 milliards d’euros de crédits de paiement sur 2009-2011 qui seraient engagés pour la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement. Au total, le ministère du développement durable verrait ses moyens augmenter de près de 5% avec 20,2 milliards d’euros pour 2009 contre 19,26 en 2008. Ainsi, par exemple, le projet de budget continue de prévoir un écoprêt à taux zéro pour les ménages qui souhaiteraient rénover leurs logements (isolation thermique, remplacement des systèmes de chauffage). De même le crédit d’impôt dit de "développement durable" pour encourager les économies d’énergie serait prorogé jusqu’en 2013 alors qu’il devait cesser en 2009. Pourtant de nombreux acteurs de l’environnement craignent que le creusement des déficits provoqué par la crise financière et économique ne pousse à sacrifier les dépenses écologiques au cours du débat budgétaire. De plus il est probable que particuliers et entreprises renoncent à certains investissements qui pourraient assez fortement diminuer dans des secteurs prioritaires pour l’environnement comme le logement ou les transports. (site vie publique 6 11 2008) |
14/11/2008
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Premières images d’un autre système planétaire Deux équipes annoncent ce vendredi dans la revue Science avoir photographié en direct des exoplanètes –et notamment un système planétaire. Jusqu'à maintenant leur existence était déduite à partir de l'observation des étoiles. Les trois exoplanètes (points rouge b,c,d) autour de l'étoile HR 8799 (lumière résiduelle en rouge et bleu). (National Research Council, Canada) - photo ci-contre- Après des années de détection indirecte des exoplanètes, des chercheurs annoncent enfin des prises de vue directes de planètes en orbite autour d’une autre étoile que notre Soleil. En effet, c’est un système planétaire, avec trois planètes géantes, que Christian Marois (NRC Herzberg Institute of Astrophysics, Canada) et ses collègues ont réussi à photographier avec les télescopes Keck et Gemini à Hawaii Ces planètes tournent autour d’une étoile jeune, HR 8799, située à 140 années lumière de la terre, visible à l’œil nu dans la constellation de Pégase. Les trois planètes brillent encore car elles sont elles aussi très jeunes -environ 60 millions d’années- et encore chaudes, expliquent les chercheurs dans la revue Science Express (version électronique anticipée de Science). La détection des exoplanètes repose depuis ses origines sur des méthodes indirectes d’observation. Les astrophysiciens traquent les effets de la planète sur son étoile. Les exoplanètes repérées sont donc pour la grande majorité des géantes gazeuses, appelées Jupiter chauds, très proches de leur étoile. La détection directe permet de regarder ailleurs, plus loin de l’étoile. Ainsi les planètes repérées autour de HR 8799 se situent à 24, 37 et 67 fois la distance Terre-Soleil (contre rarement plus de 5 fois pour les Jupiter chauds). Leur masse est estimée entre 7 et 10 fois celle de Jupiter. Les plus grosses sont aussi les plus proches de l’étoile, comme dans le système solaire. La plus éloignée des trois planètes se trouve au milieu d’un disque de débris comparable à la ceinture de Kuiper du système solaire. Ce qui fait dire aux chercheurs que ces trois planètes ressemblent aux régions externes de notre système planétaire Pour voir en direct ce système planétaire, les chercheurs ont eu recours à l’optique adaptative développée au Keck par le Lawrence Livermore National Laboratory (Californie). Quant à Christian Marois, il a mis au point une méthode de traitement des images qui permet de distinguer les planètes de la lumière de l’étoile. Les chercheurs supposent qu’il y a d’autres planètes plus proches de HR 8799 mais qu’ils ne les ont pas encore vues. Dans la même revue, l’équipe de Paul Kalas (University of California, US) annonce avoir photographié une exoplanète avec le télescope spatial Hubble. D’une masse proche de celle de Jupiter, elle est en orbite autour de l’étoile Formalhaut. Kalas, qui observe depuis longtemps le voisinage de cette étoile, a été surpris de photographier l’exoplanète dans la lumière visible. Il suppose que la planète est entourée d’un immense système d’anneaux qui réfléchit la lumière de l’étoile. Cécile Dumas Sciences et Avenir.com publié dans le nouvel obs le14/11/08 |
14/11/2008 |
Le principe de création d'un groupe intergouvernemental d'experts sur la biodiversité, qui devrait porter le nom d'Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES) est validé La conférence, organisée par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), a réuni les représentants de 96 pays et de nombreux experts. La France, dont la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, est intervenue à l'ouverture des débats, voit "une petite victoire" dans le fait "que le principe soit accepté au niveau intergouvernemental et que les pays donnent mandat (aux Nations unies) pour poursuivre les discussions". "TEMPS DE L'ACTION" Désireuse de montrer que l'engagement de la France dans ce processus - très fort depuis 2005 - reste intact, Valérie Pécresse a insisté sur la nécessité "de passer du temps des prises de conscience" à celui de "l'action". La ministre s'est dite favorable à un "mécanisme qui bénéficie de toutes les garanties d'indépendance et de transparence de fonctionnement". Elle a ainsi souhaité que le secrétariat de l'IPBES "soit placé sous les doubles auspices des Nations unies et de l'Unesco". Mme Pécresse a également proposé que ce secrétariat soit installé à Paris, dans les locaux du Musée de l'homme dont les travaux de restauration viennent d'être engagés et dont la réouverture est prévue en 2012. Si une très grande majorité des 96 pays présents se sont montrés favorables à l'émergence d'un organe ayant le pouvoir d'imposer des mesures, quelques-uns et non des moindres, comme le Brésil et la Chine, ont exprimé leurs réticences. Le Brésil, notamment, a rappelé sa préférence pour la Convention pour la diversité biologique, dont les règles sont peu contraignantes. Les Etats-Unis, traditionnellement peu enclins à ce type de dispositifs, ont émis des réserves. Cependant, de l'avis des experts, la délégation américaine semblait surtout dans l'attente d'un positionnement de l'administration Obama. L'idée d'un organisme bâti sur le modèle du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, couronné par le prix Nobel de la paix, en 2007, près de vingt ans après sa création, et doté de la même ambition que lui, avait été prise en 2005 par Jacques Chirac. L'ancien président français avait alors exprimé "ses doutes sur l'efficacité des décisions de la communauté internationale" pour freiner de manière décisive l'érosion de la biodiversité. Dans la foulée, était né l'Imoseb (International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity), processus consultatif devant mener à la création d'un mécanisme de type GIEC. ECOSYSTÈMES DÉGRADÉS L'urgence à agir est à peu près aussi grande que le défi lui-même. L'état des lieux de la planète, établi par l'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire, dont les données ont été publiées en 2005, impose d'agir de façon coordonnée. Entre 2000 et 2005, des étendues de forêt aussi grandes que la Grèce ont disparu, et l'épuisement des ressources maritimes menace. Comme l'a rappelé, à Kuala Lumpur, Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, alors que "le PIB mondial a plus que doublé au cours des vingt-cinq dernières années, 60 % des écosystèmes ont été dégradés ou exploités de manière irrationnelle". C'est à Nairobi, siège du PNUE, où aura lieu le forum des ministres de l'environnement, que se sont donné rendez-vous, en février 2009, les représentants des gouvernements présents en Malaisie. Brigitte Perucca Article paru dans l'édition du Monde du 14.11.08. |
22/10/2008 |
La dépollution de la Méditerranée. Un défi majeur pour le"processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée"Auteur : Philippe Garo : Expert associé à la Fondation Méditerranéenne d'Etudes Stratégiques (FMES) Introduction : Afin de concrétiser auprès de l'opinion publique " le processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée ", porté sur les fonds baptismaux à Paris le 13 juillet 2008, il fallait des projets concrets. Parmi ceux-ci figurent la dépollution pour la mer Méditerranée. La mer Méditerranée et ses particularités La mer Méditerranée a une superficie de 2,5 millions de km². Elle représente 0,7 % de la surface des mers du globe. Ses côtes s'étendent sur 46.000 km en passant par 22 pays peuplés de plus de 400 millions d'habitants. La Méditerranée est une mer de taille modeste à l'échelle de la planète ; elle est quasi fermée avec une ouverture naturelle à l'ouest (détroit de Gibraltar) et une autre non-naturelle à l'est, le canal de Suez. Le phénomène de marée y est extrêmement faible (amplitude inférieure à 1 mètre). La mer Méditerranée est un réservoir majeur de biodiversité qui accueille plus de 25.000 espèces de végétaux, 650 espèces d'animaux marins (dont 28% seraient introuvables ailleurs) et 19 des 80 espèces connues de cétacés. Au cours des quinze dernières années plus de 60 nouvelles espèces seraient apparues en mer Méditerranée ; toutefois le nombre d'individus par espèce serait peu élevé. Par ailleurs, entre 2 et 5 billions d'oiseaux migrateurs passent chaque année par les grands deltas des fleuves bordant la mer Méditerranée comme le Rhône en France ou le Nil en Egypte ; cependant, il est d'usage d'estimer que seuls 6% des marécages qui existaient à l'époque romaine sont encore là maintenant. L'espace maritime méditerranéen menacé: Le constat est, en effet, alarmant car l'espace maritime méditerranéen est très sensible à la pollution. La mer Méditerranée est une mer très fréquentée. Elle supporte 30% du commerce maritime mondial dont 22% du trafic pétrolier mondial. Plus de 2 000 navires sont en permanence à la mer avec, parmi eux, 200 à 300 pétroliers pour un total annuel moyen de l'ordre de 220.000 navires navigant en Méditerranée.Les pins, qui se contentent de sols pauvres, ont ainsi remplacé les chênesLes rives de la mer Méditerranée sont surpeuplées : plus de 150 millions d'habitants soit quasiment 1/3 de la population des pays riverains. Ce chiffre a quasiment doublé au cours des 40 dernières années. Ces rives sont soumises, dans certaines parties, à une urbanisation galopante souvent mal contrôlée. A l'horizon 2025, la moitié du littoral méditerranéen sera construit. Pour tout un chacun, il existe bien souvent une cible quasi systématique voire unique lorsqu'il s'agit d'évoquer les sources de pollution des mers, et de la mer Méditerranée en particulier : les navires de commerce.Le monde a connu de grandes catastrophes de pollution par hydrocarbures provenant de navires. Depuis 1967, (navire "TORREY CANYON "), la mer Méditerranée a connu la 4ème pollution la plus importante au monde (navire " HAVEN ", Gênes (Italie) 1991, 144.000 tonnes d'hydrocarbures déversés à comparer avec le navire " ERIKA " qui ne déversa " que " 20.000 tonnes). Certes, ces pollutions frappent l'opinion publique mais la principale cause de pollution liée aux navires reste le dégazage et le déballastage sauvages des navires en mer. Cependant, les pollutions par hydrocarbures résultant de la présence de navires n'est pas, contrairement aux idées reçues, la principale source, loin s'en faut, de la pollution de la mer Méditerranée. Fouad Alsousamra, coordinateur d'un rapport sur le sujet pour le Plan d'Action pour la Méditerranée, soulignait, dès 2003, que l'aquaculture serait également une source de pollution quand 110 kg d'azote, 12 kg de phosphore et 450 kg de carbone seraient émis par tonne produite dans les fermes aquacoles. Dans tous les cas, il s'avère que 80% de la pollution serait de source continentale.Les eaux usées urbaines, agricoles ou pluviales charrient et drainent des déchets solides, dont 70% sont des plastiques et des bouteilles, ou des produits toxiques, tous peu biodégradables. Par ailleurs, 70% des eaux usées qui se déversent chaque année en mer Méditerranée ne seraient pas traitées. Un projet à financer L'Union européenne précisait qu'elle " ne (pouvait) résoudre seule tous les problèmes de la région, mais (qu') elle (était) prête à utiliser les ressources dont elle dispose pour participer avec ses voisins à la protection de cet héritage commun qu'est la mer Méditerranée Il était, par ailleurs, souligné que les nouvelles actions devaient inclure l'organisation de projets avec, entre autres, la Banque européenne d'investissement (BEI).Alors que des programmes de dépollution existent déjà dans beaucoup de pays du pourtour méditerranéen, ceux-ci sont financés principalement par des fonds nationauxLe financement des projets identifiés demeure au cœur de la problématique, sauf peut-être en Algérie qui pourrait autofinancer ses projets. Le nouveau Fonds d'Investissement en faveur de la Politique Européenne de Voisinage (FIPV) pourrait être mis à contribution par l'octroi de subventions destinées à soutenir les prêts d'institutions financières publiques européennes comme la BEI ou la KfW allemande Des bailleurs de fonds dans les pays où se situeront les projets seront également concernés. Enfin, le secteur privé devra investir dans des infrastructures environnementales. Conclusion Le projet de dépollution de la mer Méditerranée s'inscrit ainsi dans une logique préexistante et un travail fourni déjà considérable depuis de nombreuses années. Il est raisonnable de penser que ce projet, inscrit dans le cadre du " Processus de Barcelone : une union pour la Méditerranée ", permettra de mettre en place un système élargi de coopération entre les Etats signataires et un renforcement de cette coopération pour mener à bien des projets concrets et déjà identifiés. La menace qui pèse sur la mer Méditerranée est réelle car c'est une mer fragile et déjà fragilisée. Joan-Domenec Ros, spécialiste de l'environnement à l'université de Barcelone, déclarait que " tout ce que nous utilisons sur la terre ferme finit dans la mer, et que la solution ne se trouve pas à la fin du processus (c'est-à-dire en mer) mais au début ". La lutte contre la pollution de la mer Méditerranée – car ne s'agit-il pas plus ici de lutte contre la pollution plutôt que de dépollution ? – devra se concevoir avec des solutions spécifiques à chaque problème posé. Ainsi, il serait vain d'agir de façon uniforme pour juguler la pollution de la mer Méditerranée, car les sources de pollution sont importantes et différentes. Extraits de La lettre de Robert Shuman n°366 |
7/08/2008 |
Etat de catastrophe naturelle pour 168 communes 168 nouvelles communes de 33 départements peuvent se prévaloir de l'état de "catastrophe naturelle" à la suite à des inondations en 2007-2008 ou des mouvements de terrain entre 2003 et 2008. Deux arrêtés viennent d'être publiés en ce sens au JO du 5 juillet 2008. Les communes concernées sont situées dans les départements suivants : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Charente-Maritime, Corrèze, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Dordogne, Finistère, Haute-Garonne, Gironde, Indre-et-Loire, Isère, Landes, Loir-et-Cher, Loire-Atlantique, Loiret, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Morbihan, Moselle, Nord, Orne, Savoie, Seine-et-Marne, Yvelines, Deux-Sèvres, Tarn-et-Garonne, Vienne et Guadeloupe. La victime d'un sinistre dispose de 10 jours après la parution de l'arrêté au Journal officiel pour effectuer sa déclaration auprès de son assureur. Prat Editions - Juillet 2008 |
4/08/2008 |
ESPACE : La sonde Phoenix confirme la présence d'eau sur Mars Le sol de la planète rouge contient bien de l'eau, ont conclu les scientifiques de la Nasa d'après les analyses réalisées par la sonde Phoenix. Le robot a découvert de la glace près du pôle nord de Mars.Les scientifiques de la Nasa ont confirmé jeudi 31 juillet que le sol de Mars contient de l'eau gelée, grâce aux analyses réalisées par la sonde Phoenix.
Sur Terre, la vie est d'abord apparue dans l'eau ; c'est pourquoi la question de la présence ou non d'eau sur Mars est fondamentale pour les exobiologistes. Cette bonne nouvelle est la première après que la mission a rencontré de nombreuses difficultés ces dernières semaines (court-circuit, panne). Lancée l'été dernier de Cap Canaveral en Floride, Phoenix a pour mission de creuser le sol martien pour rechercher d'éventuelles traces de vie. La sonde américaine a atterri le 25 mai dernier et l'agence spatiale américaine a annoncé jeudi que sa mission, qui devait durer trois mois, sera prolongée de deux mois. (Avec AP) NOUVELOBS.COM | 01.08.2008 | 09:34 |
20/06/2008 |
Un grand inventaire du vivant dans le Mercantour C'est une petite fougère de rien du tout, fragile d'apparence et finement dentelée, qui porte le nom de Cystopteris montana. Elle pousse sur les bords d'un ruisseau, à l'entrée de la vallée des Merveilles, dans le parc national du Mercantour. "On ne la trouve qu'en deux endroits dans les Alpes-Maritimes", s'émeut Sébastien Sant, du jardin botanique de Nice, qui l'a repérée le long d'un sentier fréquenté par les randonneurs.Cette plante protégée, Sébastien Sant a voulu la montrer à Markus Lehnert, un jeune botaniste allemand, spécialiste des fougères. Les deux hommes n'ont pas seulement leur passion pour les espèces végétales en commun : ils participent tous deux au grand inventaire de la biodiversité que le parc national du Mercantour et son voisin italien, le parc naturel des Alpes-Maritimes, lancé en 2007. "L'objectif est ambitieux, puisqu'il s'agit de pousser nos connaissances aussi près que possible de l'intégralité du vivant", déclare Thierry Boisseaux, le directeur du parc du Mercantour. Pendant au moins dix ans, environ 300 spécialistes venus du monde entier vont se succéder sur les 2 450 km2 des deux parcs frontaliers, qui occupent les versants du massif alpin de l'Argentera-Mercantour. La région bénéficie d'une biodiversité exceptionnelle, liée à la confluence des climats méditerranéen, alpin et continental, avec des altitudes allant de 300 à plus de 3 000 mètres. La mission des chercheurs est de recenser le plus possible d'espèces animales et végétales présentes sur les deux parcs, qu'elles soient endémiques ou vivant également dans d'autres zones, et d'en dresser la cartographie. "Aujourd'hui, 3 624 espèces ont été répertoriées ici, affirme Pierre Commenville, directeur adjoint du parc du Mercantour. On devrait parvenir à environ 5 000 espèces décrites d'ici à cinq ans. Et, si les moyens suivent, on peut espérer arriver à 10 000 dans sept ou huit ans."Evidemment, l'effort ne portera pas sur les mammifères ou les oiseaux, déjà bien connus, mais sur des catégories comme les nématodes, des vers ronds, ou les microcollemboles, des petits invertébrés vivant dans le sol. Toute la difficulté est de trouver de spécialistes de ces animaux microscopiques."Les nématodes sont écologiquement importants, ils sont partout et il en existe sans doute des centaines de milliers d'espèces différentes, alors qu'on n'en connaît pas plus de 10 000, explique Simon Tillier, du Muséum national d'histoire naturelle, institution chargée de la centralisation des données récoltées. Mais il n'y a pas plus de deux ou trois spécialistes en France, tous au bord de la retraite, et ce n'est pas mieux ailleurs."Un appel a été lancé aux chercheurs par l'intermédiaire de l'Institut européen de taxonomie (EDIT), un consortium présidé par Simon Tillier, qui rassemble vingt-trois institutions scientifiques européennes et deux américaines. Cela a permis de localiser de nombreux spécialistes en Europe de l'Est, la taxonomie (l'art de nommer et de classer les espèces) étant en déshérence dans les pays occidentaux. Cet inventaire est le deuxième du genre dans le monde, après celui lancé en 1998 - et toujours en cours - dans le parc national américain des Great Smoky Mountains, dans le sud des Appalaches. "Il va nous permettre de ne pas rester aveugles, de savoir à quel rythme les phénomènes liés au changement climatique se produisent et quelles conséquences ils ont sur les espèces, estime Thierry Boisseaux. Le but est de participer à l'alerte, d'être en mesure de fournir des éléments précis et objectifs sur les évolutions en cours."Après une année de tests, l'opération passe à la vitesse supérieure en 2008, avec notamment, à l'automne, un "mycoblitz", qui devrait rassembler sur le terrain une trentaine de spécialistes des champignons. Le budget annuel est passé à 300 000 euros, grâce notamment au soutien du ministère français de l'écologie, de la principauté de Monaco et de la fondation Albert II de Monaco. Les deux parcs espèrent mettre en place rapidement un Groupement européen de coopération territoriale, structure juridique qui leur permettra de réellement cogérer l'inventaire. Gilles van Kote Article paru dans l'édition du Monde du 19.06.08. |
13/06/2008 |
L'érosion de la biodiversité, nouvelle urgence mondiale La conférence des Nations unies sur la biodiversité, qui s'est achevée, vendredi 30 mai 2008 à Bonn (Allemagne), a réaffirmé l'objectif de freiner le rythme de disparition des espèces et des écosystèmes d'ici à 2010. Pourtant, personne ne juge plus vraiment réaliste cet engagement pris il y a six ans par la communauté internationale. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont menacés, selon l'Union mondiale pour la conservation de la nature. La biodiversité relève avec le climat et la lutte contre la désertification des trois priorités arrêtées au sommet de la Terre à Rio en 1992. Pendant deux semaines à Bonn, plus de 5 000 experts venus de 191 pays ont dressé un tableau sombre d'une situation qualifiée par certains de "crise silencieuse". Alors que le changement climatique occupe le haut de l'agenda international, l'enjeu que constitue la préservation de la diversité biologique reste largement ignoré. Pourtant, il ne s'agit pas simplement de "sauver les pandas et les tigres" comme l'a rappelé le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, mais de ne pas épuiser "un capital naturel" dont les sociétés humaines restent dépendantes pour leur survie. Signe que l'heure est grave, un économiste indien, Pavan Sukhdev, a été chargé de faire sur la biodiversité un travail d'évaluation comparable à celui réalisé par le Britannique Nicholas Stern sur le changement climatique en 2006, dont les conclusions avaient conduit les gouvernements à prendre le sujet davantage au sérieux. M. Sukhdev, qui, lorsqu'il ne dirige par le département des marchés de la Deutsche Bank en Inde, milite dans une des grandes associations de conservation du pays, a révélé à Bonn les premiers résultats de son étude : l'appauvrissement biologique coûterait 2 000 milliards par an, soit 6 % du produit national brut mondial. L'urbanisation, la standardisation des pratiques agricoles, la pollution, la prolifération d'espèces envahissantes introduites par les échanges commerciaux, le changement climatique enfin, sont les principales causes du phénomène. Les 191 pays réunis à Bonn ne se sont cependant pas arrêtés à ce constat. A l'initiative de l'Allemagne, un mécanisme de financement des aires protégées devrait voir le jour. La chancelière Angela Merkel a promis 500 millions d'euros d'ici à 2012. Des aires protégées pourront être instaurées en haute mer, un espace qui n'est jusqu'à présent soumis à aucune réglementation. Un groupe de recherche réunissant les meilleurs spécialistes de la biodiversité devrait prendre forme en 2009. Là encore, il s'agit de se doter, au niveau mondial, d'un instrument de connaissance aussi performant que le GIEC pour le climat. Un moratoire sur la fertilisation des océans a par ailleurs été adopté. Cette technique censée accroître le stockage du carbone par le plancton suscite pas mal d'inquiétude. A Bonn, il a été demandé aux Etats d'interdire cette pratique tant que des fondements scientifiques ne seront pas mieux établis. Enfin, un pas a été franchi vers l'instauration d'un traité international sur l'utilisation des ressources génétiques. Une feuille de route a été adoptée pour parvenir à un accord en 2010. Ce dossier constitue un des points les plus conflictuels dans les relations entre les pays en développement où se concentre l'essentiel de la richesse biologique et les pays industrialisés souvent accusés de "biopiraterie" par les premiers. Si le document de Bonn reste prudent, il semble acquis que l'on s'achemine vers la création d'un certificat d'origine sur les gènes convoités par les industriels de la pharmacie, de la cosmétique, mais aussi par les grands semenciers. Dès lors, la rémunération qu'attendent en retour les pays du Sud sera plus facile à établir. Aujourd'hui, seuls une soixantaine de pays ont une législation réglementant la bioprospection. Laurence Caramel LE MONDE | 02.06.08 | 14h36 • Mis à jour le 02.06.08 | 16h11 |
2/06/2008 |
Hausse des prix des denrées alimentaires : Il faut investir dans l'agriculture des pays en développement Pour les députés européens, l'investissement dans l'agriculture, l'aquaculture, le développement rural et les agro-industries des pays en développement doit être prioritaire. Dans une résolution, ils se préoccupent des effets de la spéculation sur les prix des produits alimentaires et demandent des règles plus justes au niveau du commerce international. Ils souhaitent que la production d'agro-carburants soit liée à des critères de durabilité et espèrent développer une bioénergie de deuxième génération. Alors que 2 milliards de personnes vivent toujours dans une pauvreté extrême et que 850 millions d'êtres humains souffrent chaque jour de la faim, le Parlement réaffirme le caractère fondamental du droit à l'alimentation et la nécessité d'améliorer l'accès par tous et à tout moment à une alimentation suffisante pour une vie active et saine.Les députés, dans une résolution adoptée par 485 voix pour, 52 contre et 7 abstentions, invitent le Conseil à confirmer son attachement aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en réaffirmant ses engagements en matière de financement et en adoptant un plan d'action de l'UE lors du Conseil européen de juin. La Commission est priée d'analyser l'impact de la spéculation sur les prix des denrées alimentaires et de présenter des mesures appropriées sur la base de cette analyse. Les stocks actuels de céréales de l’Union européenne permettant de tenir 30 jours au maximum, la résolution soulève la question de savoir "si le niveau de nos stocks alimentaires est suffisant". Aussi les députés demandent-ils d'améliorer les prévisions en matière de production agricole afin de pouvoir identifier beaucoup plus tôt les tendances dominantes de l’offre alimentaire mondiale. Il convient de donner la priorité aux denrées alimentaires sur les carburants, et la production de biocarburants doit être liée à des critères de durabilité stricts, souligne la résolution.Le Parlement admet que le subventionnement par l'UE des cultures destinées à la production de biocarburants ne se justifie plus, mais souligne, en y insistant, que 2 à 3% seulement des terres agricoles de l’Union européenne sont actuellement affectées à ce genre de production. La Commission et aux États membres sont invités à faire davantage pour promouvoir l’utilisation et la production des bioénergies de seconde génération, qui transforment le fumier et les déchets agricoles plutôt que des produits agricoles primaires. La crise actuelle nécessite une discussion immédiate et approfondie entre les institutions européennes et les États membres sur le rôle que peut jouer la biotechnologie moderne afin d’assurer la production continue de denrées alimentaires à des prix raisonnable estiment, les députés. Les députés plaident pour une augmentation urgente et substantielle des investissements dans l'agriculture, l'aquaculture, le développement rural et l'agro-industrie dans les pays en développement, centrée sur les agriculteurs pauvres et les petites exploitations utilisant des systèmes de production alimentaire agro-écologique. Ils rappellent rappelle que "75% de la population pauvre mondiale vit dans des zones rurales, mais que 4% seulement de l'aide publique au développement (APD) est consacrée à l'agriculture" Les petits agriculteurs des pays pauvres, qui sont surtout des femmes, ont besoin d'un accès à la terre, aux services financiers et aux crédits, aux semences à haut rendement, aux systèmes d'irrigation et aux engrais, soulignent les députés. La BEI est invitée à étudier la possibilité de mettre en place sans plus tarder un fonds de garantie destiné à promouvoir des modèles nationaux de microcrédit, de prêt et de couverture des risques en phase avec les besoins des producteurs locaux de denrées alimentaires, notamment dans les pays en développement les plus pauvres. Commerce international équitable Les députés estiment que l'ouverture des marchés agricoles doit s'effectuer de façon progressive, en fonction de l'évolution de chaque pays en développement. Les produits sensibles, qui répondent à des besoins de base pour les populations des pays en développement ou présentent une importance particulière pour la sécurité alimentaire et le développement rural dans les pays en développement, devraient être exclus de la libéralisation totale, afin de prévenir des dommages irréversibles pour les producteurs locaux. Le Parlement souligne que, dans les négociations actuelles sur les accords de partenariat économique (APE), la priorité de la Commission doit être de répondre aux besoins de développement exprimés par les pays ACP. Les APE devront toutefois s'accompagner des nouveaux financements promis par l'initiative Aide pour le commerce (2 milliards d'euros par an d'ici 2010) et de la promotion de l'intégration régionale. Le résultat du cycle de Doha devrait apporter des incitants positifs aux pays en développement à investir dans leur agriculture et leur production alimentaire. La lettre de Robert Shuman N°349 |
1/06/2008 |
Le principe "pollueur-payeur" entre dans le droit français Les sénateurs ont adopté, mercredi 28 mai, le projet de loi sur la responsabilité environnementale (LRE), présenté en urgence par le gouvernement. Ce texte – dont chaque Chambre ne fera par conséquent qu'une lecture – est une transposition d'une directive européenne de 2004. La France aurait dû se mettre en conformité avec celle-ci au plus tard le 30 avril 2007. Menacé d'une amende par la Commission européenne, Paris a voulu se mettre en règle avant de prendre la présidence de l'Union, le 1erjuillet. Au risque de se voir accuser d'avoir escamoté le débat, par des élus de la majorité comme de l'opposition. 1993 : Livre vert de la Commission européenne sur la réparation des dommages causés à l'environnement. 2002 : projet de directive sur la responsabilité environnementale. Adoption par le Conseil et le Parlement en 2004 2005 : la France intègre la Charte de l'environnement dans sa constitution. L'obligation de réparer les dommages à l'environnement est posée. Avril 2007 : dépôt du projet de loi sur la responsabilité environnementale, qui ne sera pas examiné immédiatement en raison de l'élection présidentielle. Janvier 2008 : le jugement relatif à la marée noire causée par le naufrage de l'Erika consacre pour la première fois la notion de préjudice écologique. La nouvelle loi donne corps au principe "pollueur-payeur", introduit dans la Charte de l'environnement en 2005. Elle prévoit qu'une entreprise reconnue responsable de graves dommages à l'environnement devra désormais financer les mesures de prévention ou de réparation des dégâts, lesquels étaient jusqu'alors, le plus souvent, à la charge de l'Etat. La loi place sous sa protection les espèces et les habitats protégés, les eaux de surface et les sols qui pourraient être pollués par toute activité industrielle, à l'exception du transport d'hydrocarbures et du nucléaire, couverts par des conventions internationales. "Le temps de l'impunité en matière d'atteintes à la nature est désormais révolu, la loi sur la responsabilité environnementale est un levier puissant pour améliorer les comportements", s'est félicitée la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour autant, certains regrettent que le gouvernement n'ait pas, dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, élevé le niveau d'ambition de la directive, en étendant, par exemple, la définition de l'exploitant à la société mère. "Le président de la République lui-même s'était engagé, dans son discours du 26 octobre 2007, à étendre la responsabilité des sociétés mères à leurs filiales, a déploré la sénatrice UMP Fabienne Keller. Rien ne s'opposait à ce que nous l'introduisions, nous aurions gagné en crédibilité pour porter cette question au niveau européen." Le gouvernement a préféré renvoyer le sujet au niveau communautaire, assurant qu'il profiterait de la présidence française pour interpeller les autres membres de l'Union. Le souci "de ne pas introduire de distorsion de concurrence" pour les entreprises françaises, rappelé à plusieurs reprises par le rapporteur du projet, Jean Bizet (UMP), a largement guidé la rédaction du projet de loi, que les élus de l'opposition ont qualifié de "transposition a minima". L'amendement visant à contraindre les entreprises à provisionner ou à assurer le risque d'accident environnemental, défendu par Odette Herviaux (PS) et Fabienne Keller, a été rejeté. "C'est regrettable, a déploré la sénatrice UMP. Fixer un prix aux risques environnementaux permet de progresser, car les entreprises sont incitées à modifier leur comportement." Une telle disposition aurait permis, en outre, la solvabilité des entreprises au moment de payer les réparations. En transposant la directive, en 2007, l'Espagne avait fait le choix d'introduire une garantie financière obligatoire. Le préfet sera au cœur de la nouvelle police administrative puisqu'il sera chargé de s'assurer que les entreprises agissent en conformité avec la loi. La fédération écologiste France Nature Environnement (FNE) s'inquiète cependant du manque de moyens de l'Etat. "Il existe près de 500 000 installations dites à risque pour 1 146 inspecteurs, dont le rythme de passage sur les sites les plus dangereux est en moyenne d'une fois tous les dix ans", rappelle Arnaud Gossement, son porte-parole. Il est également à craindre, selon ce dernier, que, faute de moyens, "l'évaluation des dommages ne repose que sur la seule appréciation des entreprises". Enfin, lors de la discussion, les sénateurs ont décidé d'accorder aux collectivités territoriales le droit de s'adresser aux tribunaux pour demander réparation des atteintes à leur environnement. Les députés devraient se pencher sur le projet de loi dans les prochains jours. A partir de l'article de Laurence Caramel LE MONDE | 29.05.08 | 08h35 • Mis à jour le 29.05.08 | 08h50 |
25/05/2008
Une reconstitution du tigre de Tasmanie (AP) |
Le tigre de Tasmanie, espèce éteinte, pourrait réapparaître C’est ce qu’affirment des chercheurs d’universités australiennes et américaines qui, après avoir implanté dans une souris, le gène du tigre de Tasmanie disparu depuis 1936, laissent entrevoir la possibilité du retour à la vie d’espèces éteintes. C’est une première mondiale. Des scientifiques ont réussi à redonner vie à un gène du tigre de Tasmanie, marsupial disparu depuis 1936, après l'avoir implanté dans une souris, laissant ainsi entrevoir le possible retour à la vie d'espèces à jamais éteintes.Les chercheurs issus d'universités australiennes et américaines ont isolé ce gène sur un spécimen conservé depuis un siècle, de ce marsupial australien qui ressemble à un chien et dont le nom scientifique est thylacine. Ils ont ensuite introduit ce gène dans l'embryon d'une souris. "C'est la première fois que l'ADN d'une espèce éteinte est utilisé pour provoquer une réaction fonctionnelle dans un autre organisme vivant", a déclaré Andrew Pask de l'université de Melbourne, qui a dirigé les travaux. Selon les scientifiques, cela pourrait ouvrir la voie à la possibilité de redonner vie à des animaux d'une espèce disparue. Mike Archer, doyen de la faculté de sciences à l'université de Nouvelles-Galles-du-Sud qui avait tenté de cloner un thylacine alors qu'il dirigeait l'Australian Museum, a estimé qu'une "étape importante avait été franchie". "Je suis personnellement convaincu que cela va arriver", a-t-il déclaréDe son côté, Andrew Pask a lui aussi estimé qu'un jour il serait possible de ressusciter des animaux disparus, mais pas avec la technique employée par son équipe avec le tigre de Tasmanie. "On peut observer le fonctionnement d'un gène de cet animal mais la plupart des animaux possèdent 30.000 gènes", a déclaré le chercheur, précisant que l'expérience réussie avec le Tigre de Tasmanie pourrait être réalisée avec un mammouth, un homme de Néandertal ou un dinosaure, si de l'ADN est intact. "Nous espérons que des avancées techniques rendront un jour cela possible, mais en l'état actuel des choses, nous ne sommes pas capables de le faire". La capacité de faire renaître des espèces éteintes avait éveillé l'imagination du public lors de la sortie en 1993 du film "Jurassic Park" du réalisateur américain, Steven Spielberg.Dans ce film inspiré du roman éponyme de Michael Crichton, des dinosaures étaient ramenés à la vie, à partir de matériel génétique recueilli dans des moustiques, qui avaient piqué les reptiles et retrouvés dans de l'ambre. Le dernier tigre de Tasmanie est mort en captivité en 1936 au zoo d'Hobart, capitale de l'île australienne, après avoir été chassé à outrance au début du siècle dernier. Les résultats de ces travaux doivent être publiés mardi( 27 mai) dans le journal scientifique international, PLOSONE. "Le potentiel de cette recherche est énorme, notamment pour le développement de nouvelles biomédecines et une meilleure compréhension de la biologie des animaux qui ont disparu de la planète", a déclaré de son côté Richard Behringer de l'université du Texas. NOUVELOBS.COM | 23.05.2008 | 12:35 |
22/05/2008
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Les Etats-Unis placent l'ours polaire sur la liste des espèces en danger La fonte des glaces arctiques pourrait avoir pour conséquence la disparition des deux tiers des ours polaires d'ici à 2050. L'inscription de l'ours polaire comme espèce menacée générait deux oppositions. Celle d'associations d'Inuits d'Alaska qui le chassent et vivent de la passion de certains Américains pour la chasse à l'ours blanc. Et celle des compagnies pétrolières, qui craignaient une décision néfaste à leurs activités en Alaska et minant d'éventuelles prospections. En février, l'administration Bush avait accordé 448 concessions en Alaska à des compagnies pétrolières et gazières, pour 2,6 milliards de dollars. Elles s'étendent sur 30 000 hectares dans la mer de Chuckchi. De fait, les limitations à l'application de la loi évitent tout préjudice aux pétroliers. En une période électorale où l'écologie est un thème porteur aux Etats-Unis mais où la recherche de l'indépendance énergétique ne l'est pas moins, Washington a ménagé la chèvre... et plus encore le chou.Le lobby pétrolier, l'American Petroleum Institute, s'est félicité que M. Kempthorne ait mis en garde contre toute "utilisation abusive" de sa décision. Les écologistes voient au contraire dans l'inscription de l'ours polaire dans le cadre de l'ESA un précédent qui valide leur argumentation liant réchauffement climatique et disparition d'une espèce. Ils s'estiment désormais en droit d'engager d'autres procédures, par exemple pour empêcher la construction de centrales électriques au charbon. Mais le ministre les a mis en garde : sa décision n'a "aucun rapport" avec le réchauffement climatique.L'administration a dû rendre ce verdict sous la pression du Centre pour la diversité biologique, situé en Arizona, et d'une coalition d'associations environnementales. Celles-ci avaient présenté en février 2005 une vaste pétition exigeant une décision gouvernementale. En son absence, un juge avait ordonné, en décembre 2006, que, favorable ou négative, elle soit prise rapidement. Depuis, la Maison Blanche la reportait régulièrement. Le 29 avril, Claudia Wilken, juge fédérale à Anchorage (Alaska), lui avait donné seize jours pour se prononcer. La communauté scientifique américaine, dans sa grande majorité, confirme la menace sur l'ours polaire. Mais elle est partagée sur sa dimension. Robert Buchanan, directeur de Polar Bears International, principale source de financement de la recherche, rappelle qu'en 2007 la fonte des glaces en été a dépassé celle de 2006 sur un territoire grand comme quatre fois la France. Deux études sur trente ans, menées dans la baie d'Hudson et au sud de la mer de Beaufort, montrent, dit-il, que le nombre des ours décline rapidement. A l'inverse, une étude canadienne récente estime que seules 4 des 13 populations d'ours – qui vivent à 62 % en territoire canadien – sont menacées de déclin. Le Canada pourrait bientôt classer l'ours polaire dans une catégorie moins en danger, celle des espèces "nécessitant une attention spéciale". LE MONDE | 16.05.08 | 16h48 • Mis à jour le 16.05.08 | 16h48 |
18/05/2008 |
La déforestation de l'Amazonie a repris Impuissante face aux lobbies malgré ses efforts, la ministre de l'Environnement du président brésilien Lula vient de démissionner. Le nouveau ministre de l'Environnement brésilien, Carlos Minc, le reconnaît : Sa mission s'annonce délicate, après la démission mardi de Marina Silva qui a jeté l'éponge, lassée par cinq années de lutte contre les intérêts économiques qui privilégient les exportations agricoles, l'élevage et les biocarburants. Autant d'activités qui grignotent chaque jour un peu plus l'Amazonie. Or, selon les dernières données de février, la déforestation a repris de plus belle en 2007: entre août et décembre, plus de 3 200 kilomètres carrés ont été détruits. Cinquante millions d'hectares protégés d'ici à 2010 Pour mener à bien sa nouvelle mission, Carlos Minc compte sur son expérience politique : 20 ans de mandat, plus de 100 lois à son actif. À court terme, il veut transposer des initiatives menées à Rio pour enrayer la destruction de la plus grande forêt tropicale du monde. Il propose notamment de rémunérer des petits producteurs qui se lanceront dans des projets de biodiversité, de mettre en place des bataillons de gardes forestiers pour surveiller les unités de conservation ou encore de lancer une loi fiscale «verte» Amazonie. Les mairies qui créeront des réserves nationales recevront un pourcentage plus important prélevé de l'ICMS (impôt sur la circulation des marchandises et des services). S'il reconnaît ne pas être un spécialiste du sujet Amazonie, contrairement à son prédécesseur, il entend s'entourer de spécialistes, notamment Jorge Viana, ex-gouverneur d'Acre. «Nous devons mettre en place une stratégie différentiée», ajoute-t-il. Carlos Minc suggère de réglementer les activités illégales d'élevage et de coupe de bois sur l'arc de déforestation qui s'étend du nord du Maranhao au nord de l'État de Goias de développer des industries non polluantes dans les zones déboisées qui doivent profiter aux 25 millions d'habitants de la forêt mais aussi d'augmenter les zones protégées. Son objectif est de passer d'ici à 2010 de 20 millions à 50 millions d'hectares. Mais s'occuper d'environnement au Brésil, cela signifie aussi s'intéresser aux 150 millions de Brésiliens qui ne vivent pas en Amazonie. «70 % des habitations n'ont pas accès au tout-à-l'égout. C'est inadmissible», lance-t-il. Anne Cheyvialle Le Monde 16/05/2008 |
17/05/2008 |
La fonte des glaciers péruviens menace les ressources en eau Urgence de la situation : "Selon les études réalisées par l'IRD en Bolivie et au Pérou depuis 1991, les glaciers andins perdent entre 0,8 et 1 m d'épaisseur chaque année et leur front recule de 10 à 12 m par an", résume l'hydrologue, qui affirme que "les glaciers de la zone situés à moins de 5 300 m sont condamnés à disparaître d'ici vingt ans". Cette situation est liée au réchauffement climatique, thème dont débattront les chefs d'Etat et de gouvernement de 56 pays - dont François Fillon pour la France - réunis à Lima, vendredi 16 et samedi 17 mai, à l'occasion du 5e sommet Amérique latine-Caraïbes-Union européenne. "Les glaciers andins réagissent plus rapidement et plus fortement au changement climatique que ceux des autres régions, car ils sont situés sous les tropiques, où il y a davantage de radiations", explique Robert Gallaire, qu'inquiètent les répercussions du phénomène sur les populations locales : "Dans les Andes, les glaciers participent de manière significative à la ressource en eau, beaucoup plus que dans les pays tempérés." "Les glaciers sont des réservoirs d'eau à l'état solide", rappelle Marco Zapata, de l'Institut péruvien des ressources naturelles. "On peut penser que, dans un futur proche, cette eau ne sera plus disponible pour les cultures, la production hydroélectrique, l'alimentation en eau de villes comme Lima, La Paz en Bolivie ou Quito en Equateur", prévient Robert Gallaire. Le problème devrait s'accentuer durant la saison sèche, d'avril à octobre, lorsque les rivières sont surtout alimentées par les glaciers. "En ce moment, les glaciers fondent et les agriculteurs ont l'impression d'avoir plus d'eau, mais tout cela est très temporaire", précise Robert Gallaire, qui insiste sur l'urgence de la situation dans des pays comme la Bolivie ou le Pérou. Chrystelle Barbier Article paru dans l'édition du 16.05.08. |
7/05/2008 |
Qu’est ce que la biodiversité ? |