Histoire des "Grandes Maisons" :  Hôtels, Restaurants, Cafés...

                          

     Mis à jour le

     23 sept 2008

 

La coupole en 1930

La Coupole aujourd'hui

Le haut de la Coupole style Art Déco

Romuald Bouvty

 

 

La Coupole (à Paris)

Ancien dépôt de bois et de charbon, racheté par Messieurs René Lafon et Ernest Fraux pour en faire la plus grande brasserie de Paris : 1 000 m2 où défila tout ce que la rive gauche a compté comme artistes de toutes les nationalités.

Cet endroit mythique ouvert le 20 décembre 1927, connut son heure de gloire durant les "années folles" où il fût le témoin de l'effervescence des nuits parisiennes. Aux grandes heures de Montparnasse tous les grands se croisaient ici : Picasso, Giacometti, Hemingway, Kessel...

A l'initiative du décorateur Solvet, 32 artistes de l’époque, dont Fernand Léger, participèrent à sa décoration. La grande salle rectangulaire (de style art déco) est superbe avec les peintures sur toile de ces artistes en haut des 32 piliers.

Classée monument historique en 1988, l’endroit a conservé le charme qui l’a caractérisé jadis et est résolument ancré dans les années folles et un certain Art de Vivre bien parisien. Les 32 piliers peints par des artistes, qui jalonnent l’immense salle Art Déco montrent bien la marque du temps. Au sous-sol, un très grand salon, anciennement voué aux soirées dansantes, se privatise pour des conférences ou des banquets. Ainsi, la Coupole permet d’organiser des réunions de travail, séminaire ou conseils d’administration, mais aussi des soirées hebdomadaires (mardis salsa par exemple) du Dancing, autre lieu culte. La Coupole vit bien avec son temps, et tente de retrouver sa jeunesse.

En avril 2007, enrichissant le patrimoine de La Coupole, une toile achetée à Drouot a été accrochée sur un des murs en septembre de la même année. C’est une oeuvre originale signée Albert Guillaume, un peintre de Montparnasse. Dans cette peinture, il représente la brasserie où se côtoie une belle mixité sociale. Pour ses 80 ans, tout l’éclairage des 24 piliers a été entièrement repensé. L’objectif étant de sublimer les piliers et de leur offrir un éclairage adapté.

En 1988, le restaurant a été réhabilité à l’occasion de la surélévation du bâtiment.

Le 12 janvier 1988, la salle du rez-de-chaussée a été classée par les monuments historiques L'atmosphère "brasserie parisienne" règne ici en maître, et c'est en s'attablant autour de la cuisine traditionnelle, que l'on vient s'en imprégner.

Composé pour des gourmets par le chef , Romuald Bouvty, le menu reprend les incontournables d’une carte qui a de longues années d’expérience. La cuisine de brasserie est sans faille et le service qualifié et agréable. On y goûte le célèbre curry d'agneau à l'indienne, un foie gras d'oie entier et compote de coings, ou en gourmandise un baba au rhum brun, cascade de fruits frais.

Info à partir du site officiel de la Coupole et de wikipédia

« La Coupole » Wikipédia, l'encyclopédie libre;

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Coupole_(brasserie)

 

Septembre 2008 : Une nouvelle coupole pour La Coupole

Inaugurée en 1927, La Coupole vient de se doter en 2008 d’une nouvelle œuvre d’art pour orner sa coupole centrale. Quatre artistes, l’Argentin Ricardo Mosner, la Française Carole Benzaken, le Marocain Fouad Bellamine et le Chinois Xiao Fanont y célèbrent la femme, la nature et la fête, thème des piliers d’origine, qui ont fait la renommée de la Coupole.

Restho news 22 septembre 2008

 

André et JC Vrinat

 

Le Viandier

 

Le restaurant

 

Les Caves Taillevent

Alain Soliveres

 

 

Le Restautant Taillevent créé par André Vrinat en 1946

Taillevent est un restaurant gastronomique situé à Paris , créé en 1946 par André Vrinat.

Son nom est un hommage à Guillaume Tirel, dit Taillevent, un cuisinier du XIVème siècle maître de cuisine du duc de Normandie Philippe de Valois, puis des rois Charles V et Charles VI. Il est connu pour avoir écrit le premier véritable livre de cuisine en langue française, "Le Viandier" à la demande de Charles V, roi de France.

En 1938 André Vrinat formé à l'École des Arts et Métiers achète un hôtel à Saint-Quentin dans l'Aisne. Il est mobilisé lors de la seconde guerre mondiale et retrouve son hôtel entièrement détruit à son retour. Vrinat ouvre ensuite en 1946 le Taillevent dans une salle à manger de la banque Worms, rue Saint-Georges dans le IXe arrondissement à Paris. Le chef est alors Paul Cosnier.

Dès 1948, il obtient sa première étoile au Guide Michelin. Il emménage en 1950 dans l'ancien hôtel particulier du Duc de Morny construit en 1852, qui fut une résidence familiale avant d'être le siège de l'ambassade du Paraguay. Le restaurant est situé au 15 rue Lamennais, dans le 8e arrondissement de Paris, près de l’avenue des Champs Elysées. En 1954, le Taillevent reçoit sa deuxième étoile sous la direction du chef Lucien Leheu. En 1962 Jean-Claude Vrinat, (diplômé d’HEC) fils du fondateur, fait ses débuts à ses cotés pour lui succéder.

En 1973, le Taillevent est noté trois étoiles au Guide Michelin qui distingue le chef Claude Deligne, rejoignant le cercle très fermé des restaurants français trois fois étoilés mais en 2007 cette 3ème étoile lui est retirée.

Valérie Vrinat, fille unique de Jean-Claude (décédé le 8 janvier 2008), formée à l’école du Louvre, fait à son tour ses débuts chez Taillevent en 1987. Cette même année voit s'ouvrir au 199 rue du faubourg Saint-Honoré la cave à vin Les Caves Taillevent. Elles sont sous la direction de Valérie Vrinat.

En 1999 le chef Michel del Burgo prend les commandes des cuisines. Le Taillevent ouvre le restaurant L'Angle du Faubourg en 2001, situé au 195 rue du faubourg Saint-Honoré, à Paris, sous la direction de Michel de Burgo qui laisse sa place au chef Alain Solivérès. Alain Lecomte est alors chef-pâtissier.

En 2004 la décoration Style Second Empire du restaurant est réaménagée dans un style qui mêle art classique et art contemporain à l'aide de boiseries d’époque Louis XVI, de sculptures de Machat, de peintures de Naggar et Bargoni.

En 2005 les Caves Taillevent ouvrent une boutique à Marunouchi, à Tokyo au Japon.

En cuisine, après le départ de Alain Lecomte, Arnaud Vodounou devient le chef pâtissier du Taillevent.

En 2008, le Chef Alain Soliveres se distingue en refusant de participer au repas des milliardaires à Bangkok qui avait vocation à apporter aux hôtes de luxe "un bon repas en regardant comment les pauvres vivent". Ce refus fut salué par le monde de la gastronomie française et internationale.

De Henri Kissinger à Charles de Gaulle, de Mikhail Gorbachev à Georges Pompidou, de Salvador Dali à Jacques Chirac, de Richard Nixon à François Mitterrand, de John McEnroe à Jacques Dutronc, de Caroline de Monaco à Isabelle Adjani… et plus récemment Brad Pitt et Angelina Jolie, tous ont un jour poussé la porte du Taillevent.

2006 : Taillevent fête ses 60 ans, sans faste ni fanfare, fidèle à son sens de la discrétion, mais avec la satisfaction de proposer un véritable savoir-faire et un savoir-vivre où la tradition et la modernité se côtoient en permanence.

L’une des clés du succès et de la longévité de Taillevent réside dans son ambiance intime et chaleureuse qui donne l'impression à chaque convive, habitué ou venant pour la première fois, qu’il est reçu dans une maison particulière et que l’on n’attendait que lui ! La décoration de Taillevent a été entièrement repensée en 2004 pour donner un air plus actuel à l’hôtel particulier tout en lui conservant son élégance feutrée. Une place importante a été faite à l’art contemporain que Jean-Claude Vrinat affectionnait particulièrement.

Renouvelée au fil des saisons (au minimum quatre fois par an) la carte des mets est soigneusement élaborée en étroite collaboration avec Alain Solivérès, chef des cuisines depuis décembre 2002, avec pour fil conducteur, la recherche d’un équilibre entre tradition et innovation. En outre, depuis 2004, afin de satisfaire aux exigences des déjeuners d’affaires, et sans sacrifier la recherche de la qualité, un menu à 70 euros (hors vins) composé d’un choix de 3 entrées, 3 plats, de fromages et de 3 desserts est présenté et rencontre un très grand succès.

Cette quête d’excellence se retrouve également dans la cave exceptionnelle constituée de plus de 2 800 références différentes représentatives des terroirs français mais aussi de références internationales.

Anecdotes

Jean-Claude Vrinat dînait seul à sa table tous les soirs à 18 h 45. Rejoint tous les vendredis soirs par son petit-fils, Charles Vrinat né en 1993.

En 2007 le restaurant Taillevent apparaît au générique du film d'animation américain Ratatouille. Les équipes du studio Pixar se sont en effet inspirées de l'atmosphère de travail du Taillevent pour donner vie au restaurant étoilé qui joue un rôle central dans le film.[7]

Liste des chefs du restaurant Taillevent

(1946-1950) Paul Cosnier

(1950-1970) Lucien Leheu

(1970-1991) Claude Deligne

(1991-1999) Philippe Legendre

(1999-2002) Michel del Burgo

(2002-aujourd'hui) Alain Soliveres

Photos et légende « les Clefs d’Or France » du 5 mai 2008 à propos du 60ème anniversaire

A partir du Wikipédia et des « Clefs d’Or France »

Pour wikipédia : "Taillevent (restaurant)." Wikipédia, l'encyclopédie libre. 9 avr2008, 18:06 UTC. 14 mai 2008, 11:44<http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Taillevent_%28restaurant%29&oldid=28492766>

 

 

Alain Ducasse

Petit fils de menuisier et fils d'agriculteur, c'est à force de volonté qu'Alain Ducasse le passionné a monté son empire. Fort de caractère, il claque la porte de son école hôtelière de Talence quelques mois avant son diplôme. Il entre dans la cuisine de grands noms comme Guérard, Vergé et Chapel en tant que simple commis. A 24 ans, Roger Vergé lui offre la place de chef à l'Amandier. Un an plus tard, il est nommé à La Terrasse, un restaurant avec lequel il obtient deux étoiles au célèbre guide rouge en 1984. En 1990, aux commandes du Louis XV à Monaco, il décroche trois étoiles, trente trois mois après son arrivée. Précurseur, chercheur, il réinvente les saveurs, exporte la cuisine méditerranéenne. Alain se démultiplie, ouvre une auberge provençale, La Bastide de Moutiers (1995), un restaurant Alain Ducasse au sein de l'hôtel Le Parc à Paris (1996), crée un concept, Spoon, Food & Wine (1998), d'abord dans la capitale puis à l'étranger, puis s'installe en 2000 dans les cuisines du Plaza Athénée à Paris. Collectionneur d'étoiles, le restaurant du Plaza en obtient trois en 2001. A partir de 2002, Alain Ducasse rachète des restaurants, ouvre des hôtels, s'installe aux Etats-Unis et au Japon. Véritable artiste en cuisine, Alain Ducasse est aussi un homme d'affaires dont le groupe gère près de 1.000 employés à travers le monde, une chaîne hôtelière de plus de 500 établissements, et une vingtaine de restaurants.

 « Ce qui m’intéresse c’est d’engager des gens qui ont envie de grandir avec nous » Alain Ducasse

Les anecdotes

Sommeil

Peu de repos pour ce chef, toujours entre deux fuseaux horaires. Son maximum d'heures de sommeil sur terre est de 5 heures !

Patron attentif

Chaque fois qu'il le peut, Alain Ducasse tente de faire évoluer ses employés et chefs de brigade au sein des restaurants du groupe Ducasse.

Chiffres

Alain Ducasse est ce que l'on peut appeler un homme... étoilé ! Trois fois trois étoiles, et une fois deux étoiles : cela donne un chef à onze étoiles !

Survivant

En 1984, Alain Ducasse est le seul survivant d'un accident d'avion qui coûte la vie à quatre personnes. Une année d'hôpital et treize opérations plus tard, il opère un retour en force.

Alain Ducasse, un chef contemporain

" En véritable Chef contemporain, Alain Ducasse est tout à la fois chef de cuisine, chef d'entreprise, chef d'équipe et directeur d'école, chef des relations publiques et grand communicateur, gérant du personnel, éveilleur de talents, éducateur et formateur. "

Jean-François Revel, " L'Atelier de Alain Ducasse "

Il intervient à tous les niveaux, du choix du décorateur à celui des menus, du recrutement du personnel au lancement médiatique de ses restaurants de Monaco, Paris, New York, Moustiers-Sainte-Marie ou encore La Celle en Provence.

C'est aussi cela la griffe " Ducasse " : capable de créer des manifestations prestigieuses au Raffles à Singapour comme à Margaux dans le Bordelais, travaillant en collaboration avec les meilleurs dans leur discipline respective pour développer et mettre au point les meilleurs produits.

Ses restaurants

Restaurant Alain Ducasse au Plaza Athénée à Paris

Restaurant Le Louis XV - Alain Ducasse 

Le Jules Verne à réouvert ses portes! (tour Eiffel à Paris)

Nouveau a Londres : Alain Ducasse at The Dorchester

Info à partir du site officiel et de wikipédia

« Alain Ducasse » Wikipédia, l'encyclopédie libre; http://en.wikipedia.org/wiki/Alain_Ducasse

 

L'Auberge en 1930

Le restaurant aujourd'hui

 

Georges Blanc

 

Georges et ses fils

 

Histoire de la famille Blanc

Des racines au coeur de la Bresse

Tout a commencé bien avant la Révolution française au coeur de la Bresse où la famille Blanc cultivait la terre depuis plusieurs générations, à Marboz et à Cuet près de Montrevel, puis à Saint Didier d'Aussiat.

Les débuts en 1872

Les débuts de l'établissement datent de 1872 avec Jean-Louis Blanc et son épouse, les arrières grands-parents de Georges. L'auberge sert alors de copieux casse-croûtes et commence à faire parler d'elle...

L'histoire se poursuit

En 1902, Adolphe Blanc, mon grand père reprend l'auberge. Sa femme, Elisa Gervais de son nom de jeune fille, allait bientôt devenir connue sous le nom de Mère Blanc. Sa cuisine à la fois simple et riche va ravir les gastronomes d'alors. En 1930, le Touring Club de France lui décerne le premier prix de son concours culinaire. Curnonsky, le prince des gastronomes, la désigne en 1933 "meilleure cuisinière du monde". On commence à parler sérieusement des cuisses de grenouilles des Dombes ou du poulet de Bresse de la Maison Blanc...

1968 et l'arrivée d'un jeune cuisinier, Georges Blanc - 25 ans

« Je suis né en 1943 à Bourg en Bresse. J'ai décroché mes premiers lauriers à l'école hôtelière de Thonon Les Bains d'où je suis sorti major en 1962 avant de poursuivre mon apprentissage dans quelques grandes maisons. J'ai repris l'auberge familiale en 1968 avec l'ambition de la transformer de la voir intégrer la chaîne des Relais et Châteaux 

Après tout s'accélère. En 1981, le Guide Michelin nous décerne une troisième étoile. La même année, le Gault et Millau me désigne "meilleur cuisinier de l'année" et en 1985 m'attribue la note de 19.5 jusque là jamais atteinte...

Je poursuis depuis en continuant à faire rimer tradition et création dans des poèmes gourmands » nous confie Georges Blanc

En 1996, il fait partie des cuisiniers du G7 à Lyon pour qui il cuisine le poulet sauce foie gras avec de l'ail confit, devenu depuis une de ses recettes phares de la carte de son restaurant.

Aujourd'hui ses fils Frédéric et Alexandre  sont en cuisine avec leur père et assure la pérennité familiale de ce complexe de restaurants internationalement reconnus qui font rimer tradition et création avec des poèmes gourmands

Georges Blanc a formé de nombreux cuisiniers, parmi les plus célèbres ont note :

* Bruno Oger chef cuisinier doublement étoilé au guide Michelin depuis 1995 de " La Villa des Lys " du palace Le Magestic à Cannes

* Patrick Henrioux repreneur en 1988 du célèbre restaurant " La Pyramide " de Fernand Point à Vienne Près de Lyon.

* Daniel Boulud célèbre chef Français ayant monté un empire aux Etats-Unis et notamment New-York a fait ses débuts à Vonnas.

Hôtels restaurants

* Restaurant Georges Blanc de Vonnas

* L'Ancienne Auberge à Vonnas (cuisine traditionnelle bressane)

* Le château d’Epeyssole à Vonnas pour les événements, les grandes fêtes Le Saint-Laurent à Macon

* Chez Blanc à Bourg en Bresse

* Le Splendid chez nos mères à Lyon 

* Hôtel de La Cour aux Fleurs 4 étoiles à Vonnas

Info à partir du site officiel et de wikipédia

« Georges Blanc » Wikipédia, l'encyclopédie libre; http://en.wikipedia.org/wiki/Vonnas

 

4 février 2008

 

 

"L'hôtel"  à Paris

« L’Hôtel », 13 rue des Beaux Arts à Paris, inaugure 2008 par une série de récompenses :

Harper’s Bazaar, magazine américain de référence en termes de mode, de design et de tourisme, diffusé dans 19 pays à travers le monde, a élu « l’Hôtel » comme « meilleur hôtel du monde » dans la catégorie « Urban ». Le numéro de Janvier 2008 consacre donc, deux pages à cet hôtel de charme, le qualifiant de « Pavillon d’amour », détaillant « l’orientalisme sexy » de certaines chambres et suites mis en oeuvre par le designer Jacques Garcia. Le restaurant est également plébiscité, le menu gastronomique élaboré par le chef Philippe Bélissent étant présenté comme « une symphonie de saveurs intenses ».Un succès récompensé également par le magazine britannique féminin Tatler , qui place l’Hôtel parmi les « 101 plus beaux hôtels du monde ». Tatler mentionne le côté « théâtral » et « sophistiqué » du lieu tout en le nommant « pionnier des petits hôtels ». Le magazine conclue son article ainsi : « Il s’agit d’un hôtel avec du coeur. »L’Hôtel, au 13 de la rue des Beaux-Arts, résidence hôtelière d’exception depuis 150 ans, est devenu l’une des adresses les plus sélectes de Paris, le rendez-vous d’une clientèle interna tionale exigeante et raffinée. Un succès mérité qui ne cesse d’augmenter.

Au XVIe siècle, il y avait le Pré aux Clercs, le palais de la Reine Margot, l'abbaye de Saint Germain des Prés. Ici au début du XIXe siècle, la rue des Beaux-Arts vit le jour à l'emplacement d'un grand parc que la famille de La Rochefoucault-Liancourt céda à l'abbaye. Là, au dessus de caves magiques et magnifiques, est érigé un "pavillon d'amour". Rehaussé de 6 étages, ce pavillon devient une exquise maison Directoire à vocation d'hôtellerie. C'est ainsi qu’est né « l’Hôtel » au coeur de Saint Germain des Prés, ce vieux Paris inspiré qui n'en finit pas d'être de son temps!Jacques Garcia  a fait de cet hôtel une maison de charme, intime et discrète.

Chacune de mes chambres a son histoire. Sous un numéro se cache un nom, une mémoire... 16 : reconstitution de la chambre d'Oscar Wilde. 36 : l'ambiance Arts Déco que Mistinguett adorait. 62 : appartement, terrasse fleurie et panorama sublime sur les toits de Paris...Le matin, petits déjeuners servis près de la fontaine. Comment ne pas aimer les artistes, ne pas se passionner pour l'évènement littéraire et artistique lorsque l'Ecole des Beaux-Arts, les antiquaires et les galeries sont à deux pas de vous ? Impossible de ne pas participer à tant de bonheurs. Vous rencontrerez des artistes qui vous emmèneront à la découverte de leurs créations.

Le Restaurant de L'Hôtel et son Chef Philippe Bélissent sont enchantés d’annoncer l'introduction du menu d'automne Dégustation Surprise de Philippe. Chacun des six plats est présenté par le Chef et est accompagné d’une sélection de vins choisis par le Maître d’Hôtel. Pourquoi un menu surprise? Philippe croit qu’un invité qui ne sait pas à quoi s’attendre est plus difficile à satisfaire que, mais que le plaisir en sera d’autant plus grand si le plat est un succès. L'Hôtel croit que Philippe est plus que capable d’atteindre cet exploit d'audace culinaire. Philippe a accompli sa formation au restaurant trois étoiles Michelin, Ledoyen avant de reprendre les cuisines de Le Restaurant en 2005. L'Hôtel était déjà un endroit célèbre sur la Rive Gauche; Philippe a tout de suite fait de Le Restaurant, un réel succès et a confirmé son statut de nouvelle star montante à Paris. Lui et son équipe ont maintenant atteint l’apogée du Restaurant: l'introduction du menu Dégustation Surprise est une expression de confiance en leur travail. Le chef et son équipe réalisent les menus avec des produits de saison les plus frais, provenant de France. Le style de Philippe est un hommage

Info à partir du site officiel,

de Hôtel-restho-hebdo et restho-news

 

18 décembre 2007

Le Lutetia

aujourd'hui

 

 Le Lutetia (à Paris)

Construit en 1910, par Louis Bouleau et Henri Tauzin, à l'initiative du grand magasin Le Bon Marché afin de loger ses clients à proximité, l'hôtel Lutetia fut le premier hôtel Art déco à Paris. Situé au coeur du quartier de Saint-Germain des Prés, il fut témoin du renouveau artistique de l'entre-deux-guerres, accueillant de nombreux peintres et écrivains (Picasso, Matisse, André Gide...).Y vécurent également Joséphine Baker accompagnée de ses nombreux enfants ou encore le Général de Gaulle à l'occasion de sa nuit de noces.

L'Hôtel Lutetia incarne à merveille le chic parisien, dans une version contemporaine de l'architecture Art Déco et Belle Epoque. Au coeur de Saint-Germain-des-Prés, l'un des quartiers les plus prisés de la capitale, il se situe à quelques pas de la Seine, du Musée d'Orsay, de Notre-Dame. Dans un décor inspiré des années 30, les chambres et les suites, dont la plupart donnent sur la Tour Eiffel.

La façade sculptée Art Déco, la statue de Gustave Eiffel accueillant les visiteurs et les toiles des peintres ayant séjourné à l'hôtel témoignent de son originalité et de son penchant pour l'art. Les oeuvres d'artistes contemporain de renom tels que Arman, César, Philippe Hiquilly, Perrin et Thierry Bisch semblent indifférentes aux va-et-vient permanents du hall, rendez-vous célèbre des créateurs, des écrivains et des personnages politiques. Dans ce cadre Art Déco, parmi les meubles d'époque, les lustres de cristal et au son du jazz du célébrissime piano bar du Lutetia, on se trouve plongé dans une ambiance typiquement parisienne.

Sur la façade du palace parisien, qui avait été réquisitionné par les Allemands durant la guerre (1939-1945), est apposée cette plaque commémorative :

"D'avril à août 1945, dans cet hôtel transformé en centre d'accueil, fut reçue une partie des rescapés des camps nazis, heureux de retrouver leur liberté et les êtres chers auxquels ils avaient été arrachés."

En 1955, il devient propriété de la famille Taittinger et en 1973, il rejoint le groupe des Hôtels Concorde. C'est dans des teintes miel et acajou, que les chambres récemment rénovées conjuguent décoration contemporaine et luxe des années 30.

Grâce à la persévérance de l’Association des Amis du Lutetia,

il vient d’être inscrit sur la liste des monuments historiques

Info à partir du site officiel et de wikipédia

« Le Lutetia » Wikipédia, l'encyclopédie libre; http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel_Lutetia

 

9 octobre 2007

Le Café de la Paix (au fond l'Opéra de Paris)

 

Laurent Delabre

 

Le Café de la Paix  (à Paris)

Ouvert depuis 1862, le Café de la Paix, Boulevard des capucines, fait figure d'enseigne mythique de la capitale.

Il est situé dans un des splendides immeubles haussmanniens construits sous le règne de Napoléon III et proche de l’Opéra. Avec ses plafonds peints, ses colonnes et ses peintures murales à thème végétal, le décor du café de la Paix, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, constitue l’un de seuls témoignages intacts d’un café-restaurant du Second Empire.

Après la révolution française, il devint le lieu de rendez vous favori des nostalgiques de l’Empire. A cette époque le Boulevard des capucines reçu le surnom de boulevard de « l’Ile d’Elbe »

En 1896, Eugène Pirou organise à l’entresol des projections du tout nouveau cinématographe.En 1914, les taxis de la Marne en route pour le front, défilent devant l’établissement.

Lors des célébrations de la Victoire, Georges Clemenceau s’installe à l’étage pour admirer le défilé des troupes devant l’opéra. Pendant les années cinquante la présence de Marlène Dietrich drée au Café de la Paix un tel embouteillage que les serveurs sont obligés d’emprunter un itinéraire spécial entre les cuisines, les comptoirs et les salles.

En 1982, la Comédie française fête au Café de la Paix le 300ème anniversaire de sa création de Molière.En 1989, on y célèbre le Bicentenaire de la Révolution française.En l’an 2000 le café de la Paix reçoit le 1er prix du Patrimoine organisé par la Mairie de Paris.

En 2003, rénovation complète sous la supervision des Bâtiments de France. L’ancine décor de jardins et ses cloisonnements disparaissent pour faire place à des perspectives plus aérées et plus claires qui lui restituent son ambiance et ses volumes d’origine.

En cuisine le chef Laurent Delarbre, 35 ans, originaire d’auvergne, qui après un CAP cuisine fut recruté par les plus grandes maisons (1994 : la tour d’argent, 1996 : le Ritz, 1999 : le relais Louis XIII) reçut en 2004 le titre de Meilleur Ouvrier de France. Il revisite des plats façon brasserie parisienne en leur associant créativité et légèreté.

Info à partir du site officiel du Café de Paris

et d'internet

9 octobre 2007

J.Y  Leuranguer

 

Le Fouquet's (à Paris)

C’est en 1899 que Louis Fouquet décide d’acheter un café situé sur la plus belle avenue du monde.

Transformé en restaurant, il est devenu le lieu passage incontournable des stars de cinéma et du Tout-Paris. Dans son célèbre décor rouge revu par Garcia, le restaurant accueille chaque année les lauréats de la cérémonie des Césars les lauréats de la nuit des Molières, la nuit des Césars ou encore le prix Marcel Pagnol. Les plus grands noms y ont dîné : Fernandel, Gabin, Truffaut, Godard, Chabrol…,

Le Fouquet’s qui fait partie du groupe Lucien Barrière est réputé pour sa terrasse au croisement des Champs et de l'avenue Georges V. C’est également un lieu de rendez-vous idéal du petit-déjeuner au dîner, ou tout simplement à l'heure de l'apéritif au bar de l'Escadrille (fondé en 1914 en hommage aux as de l'aviation française) pour déguster un fin cognac ou un pure malt.

Jean-Yves Leuranguer est le chef d'orchestre des cuisines, avec un goût pour les saveurs du monde bien que les spécialités traditionnelles ne soient pas en reste. A noter également les salles à manger privatives et les deux salons de réceptions.

Infos à partir d'internet

« Le Fouquet’s » Wikipédia, l'encyclopédie libre;

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fouquet's

7 octobre 2007

La Villa Florentine

Le Théatre Antique

 

La Villa Florentine (à Lyon)

La colline de Fourvière, au pied de laquelle se situe le Vieux Lyon, est un des sites majeurs de Lyon. Pendant des siècles, elle a été le berceau de la ville antique, c’est pourquoi on retrouve un nombre important de vestiges gallo romains sur ce site du Lyon romanisé.

La colline abrite également la Basilique de Fourvière. Aux 16ème et 17ème, la colline acquiert une dimension religieuse. De nombreuses communautés ecclésiastiques se sont installées. Ce centre de dévotion et de pèlerinage offre une vue imprenable sur la ville.

En 1600, Henri IV se marie avec Marie de Médicis, à l’abbatiale Saint-Jean de Lyon, liant de fait les destins des deux villes Florence et Lyon dans la grande lumière culturelle de la Renaissance et du Quattrocento italien. C’est à cette époque fabuleuse d’échanges politiques et culturels que la demeure de la Villa Florentine voit le jour.

Située sur la colline de Fourvière, non loin de la Cathédrale, cette ravissante demeure d’inspiration Renaissance s’est convertie en somptueux hôtel de luxe comptant 28 chambres dont 9 suites et d’une immense terrasse avec piscine surplombant toute la ville. Les chambres au décor unique mêlent le style Renaissance et le design italien moderne.

Un restaurant gastronomique « Les terrasses de Lyon » est situé dans un ancien réfectoire de religieuses trinitaires. C'est Davy Tissot, l'un des meilleurs ouvriers de France 2004, qui remplace Stéphane Gaboriau resté dix ans aux commandes de cette table

Infos à partir du site de la Villa Florentine et d'internet

 

5 octobre 2007

Paul Bocuse

 

L'Auberge du Pont de Collonges

 

Paul Bocuse en cuisine

 

l’Auberge du pont de Collonges (près de Lyon)

Paul Bocuse naît le 11 février 1926 à Collonges-au-Mont-d’Or près de Lyon. Fils de Georges et Irma Bocuse, cuisiniers de père en fils dans le même village depuis le XVIIème siècle.

En 1942 à l’âge de 16 ans il entre comme apprenti chez Claude Maret au restaurant de la Soierie à Lyon.

En 1944, âgé de 18 ans s’engage dans les « forces françaises libres » du Général de Gaulle. Il sera blessé.

De retour à Lyon, il poursuit son apprentissage chez Eugénie Brazier (3 étoiles au Michelin en 1933).

Plus tard, il travaille chez Lucas Carton à Paris et se lie d’amitié avec Pierre et Jean Troisgros

Dans les années 1950, les 3 amis font équipe chez les grands chefs Fernand Point et Paul Mercier dans le restaurant « la pyramide de Vienne » près de Lyon

En 1961 ( à 35 ans) Paul Bocuse remporte le concours de meilleur ouvrier de France et décroche sa 1ère étoile au guide Michelin.

L’année suivante il transforme l’auberge-guinguette familiale et obtient sa 2ème étoile.

1965 est l’année de sa consécration : le guide Michelin lui décerne sa 3ème étoile qu’il conserve encore aujourd’hui.

En 1987 il crée le « Bocuse d’Or » ou « concours mondial de la cuisine »

Suprême récompense, il est désigné « cuisinier du siècle » par le guide Gault & Millaut

Le restaurant est classé " 1er Restaurant du Monde " par " The Rich and Famous World's Best " pour 1989 et 1990

En 1990, il crée son école de cuisine à Ecully, dans la banlieue de Lyon dans un magnifique château, une école des arts culinaires et de l'hôtellerie

"Le devoir d'un cuisinier est de transmettre à la génération qui le remplacera le fonds de son savoir-faire, mais aussi les enrichissements, les mots nouveaux, les concepts découlant d'expériences maintes fois entreprises"

"Nous sommes des manuels. Notre métier s'apprend, c'est un métier de compagnonnage que nous avons le devoir de Transmettre". 

En 2004, Paul Bocuse réalise un de ses rêves en inaugurant la création d’une « Fondation d’Entreprise » A travers celle-ci il veut préserver et transmettre la connaissance des métiers de la cuisine, des gestes et des savoirs faire.

Une des plus grandes tables du monde

Reconnu internationalement, « l’Auberge du pont de Collonges » sur les bords de Saône, propose ses grandes spécialités dont la fameuse soupe aux truffes noires " V.G.E. " créée pour l'Elysée en 1975, le rouget barbet en écailles de pommes de terre croustillantes ou encore la canette de Bresse rôtie à la broche. A l'extérieur les fresques peintes sur les murs représentent de célèbres personnages de la gastronomie française, tandis qu'à l'intérieur, on admirera la chaleur et la beauté du décor de la salle de la cheminée et de la salle de la rotonde. Assisté de chefs Meilleurs Ouvriers de France, Paul Bocuse contribue ici à la renommée mondiale de la gastronomie.

« Les deux secrets d’un succès : la Qualité et la Créativité »

Infos à partir du site de P Bocuse et de Wikipedia

« Paul Bocuse » Wikipédia, l'encyclopédie libre;

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bocuse

 

4 octobre 2007

 

Le jardin du Pré Catelan au Bois de Boulogne (Paris)

 

 

Une soiré au Pré Catelan (huile par HA Gervex 1909)

 

 

les rotondes

 

 

 

Paris illustré

 

 

 

P. Scicard et F. Anton

 

La Belle Histoire du Pré Catelan (à Paris)

 

Le Jardin du Pré Catelan est un parc botanique du Bois de Boulogne qui se trouve dans la zone du Pré catelan.

C'est au capitaine des chasses de Louis XVI Théophile Catelan bque nous devons l'origine du nom du jardin. Mais la légende l'attribue à un troubadour du nom d'Arnault Catelan, qui y aurait perdu la vie, alors qu'il apportait des présents à Philippe Le Bel de la part de Béatrice de Savoie, comtesse de Provence.

Le bois devient un lieu de promenade champêtre à la fin du 18ème siècle mais, ravagé par les Prussiens qui y établissent leur camp en 1815, il est laissé à l’abandon pendant plusieurs années.

 

En 1852 le Bois est cédé à la Ville par Napoléon III, qui, admirateur passionné des parcs anglais, charge le Baron Haussmann d’en faire un parc paysager ouvert au public. Haussmann fait appel à l’ingénieur Davioud et à l’architecte Alphand pour créer, de toute pièce, les innombrables allées, les lacs et cascades, bancs, réverbères, fontaines, chalets et lieu de divertissement. C’est ainsi que le terrain dit «du Pré Catelan » est concédé,

en 1855, à Nestor Roqueplan, administrateur de l’Opéra Comique et des Variétés. Il y implante, au milieu des pelouses et des massifs de fleurs, un buffet, un restaurant, une laiterie, un théâtre de verdure, une salle de concert, des petites salles de spectacle (marionnettes et magie), une fontaine de verre et un aquarium.

 Inauguré courant 1856, le Pré Catelan connaît un immense succès : le site bucolique, la qualité des orchestres, la diversité des attractions et le raffinement des fêtes en font l’un des lieux d’amusements les plus prisés de la capitale. Les mondains se pressent au Théâtre des Fleurs, les sportifs aux courses de vélocipèdes, les "lionnes" du Second Empire raffolent de ce lieu élégant, la littérature et les journaux de l‘époque relatent chaque jour la pavane des cavaliers, calèches et phaétons.

L’entreprise Roqueplan disparaît dans la tourmente de la guerre de 1870 et le Pré Catelan tombe dans l’oubli.

 En 1905, l’architecte Guillaume Tronchet se voit confier par la Ville de Paris la construction d’un casino-restaurant de luxe au Pré Catelan. Il s’inspire des folies du XVIIIème siècle pour ce gracieux bâtiment en longueur, enchâssé en plein cœur du Bois. Les rotondes s’ordonnent selon une symétrie classique. Pilastres, colonnes et balustres ornent les façades blanches, des groupes d’anges sculptés et des vasques garnissent les terrasses fleuries de l’étage.

Le projet de casino est ajourné et  la ville cède la concession au propriétaire du fameux restaurant " Paillard" rue de la Chaussée d’Antin, qui vient de faire construire aux Champs Elysées, par Ballu, le charmant "Pavillon Paillard" (l’actuel  Pavillon Elysée Lenôtre). Brillamment lancé, le Pré Catelan est repris, en 1908, par une autre célébrité de la restauration parisienne, Léopold Mourier, propriétaire du Fouquet’s et des Cafés de Paris  et d’Armenonville, qui en fera l’un des endroits les plus courus de Paris.

Le vestibule en rotonde, orné de motifs allégoriques en stuc, donne sur la salle à manger (l’actuel Salon d’Honneur) qui occupe toute la longueur du bâtiment. Face aux larges baies vitrées, des miroirs à cabochons renvoient l’image des jardins.

Le « Grill-room » (l’anglicisme donne le ton !) est encore plus sophistiqué.

Caran d’Ache de son vrai nom Emmanuel Poiré, était un dessinateur humoristique et caricaturiste français, dessine et Badin sculpte, les frises typiquement Louis XVI qui ornent les plafonds, ainsi que les bas-reliefs au dessus des portes : jeux d’enfants, angelots pour la grande pièce, scènes de chasse pour la demi-rotonde.

Voici un extrait de « Paris Illustré », publié aux alentours de 1918 :

 "De fort jolies matinées se sont données dans la grande salle du Pré Catelan au cours de la dernière quinzaine. Plusieurs de nos vedettes y ont dansé.

Les thés sont des plus courus. Quant aux déjeuners et aux dîners, c’est vraiment au Pré Catelan qu’ils sont les plus brillants.

Le vendredi, les bals succèdent aux dîners exquis, où la table bien connue que Monsieur Mourier a su depuis longtemps faire apprécier à ses clients, est recherchée par tous les gourmets."

 

Comme à Trianon, deux charmants bâtiments anglo-normands font figure de ferme, à l’arrière du restaurant. Léopold Mourier y installe une laiterie pour distraire ses clients et ses promeneurs. On peut boire du lait sur place à “ la Grande Ferme Modèle du Pré Catelan ”, qui livre à domicile, deux fois par jour, en flacons cachetés.

 

A la mort de Mourier, en 1923, Charles Drouant, le propriétaire du restaurant de la Place Gaillon, reprend l’ensemble de ses établissements. Il va alors porter la cuisine et le service du Pré Catelan au plus haut niveau de la grande tradition française.

Ce sera le rendez-vous de toutes les élégances et, plus particulièrement, du monde des courses. Les fêtes les plus brillantes s’y donnent à l’occasion du Prix des Steeple-Chases, de la journée des Drags ou encore du Grand Prix de Paris.

 

Le successeur et petit-neveu de Drouant cède, en 1976, le Pré Catelan à Colette et Gaston Lenôtre, qui en reprennent la concession et vont investir dans les travaux de rénovation. Tout le bâtiment doit, en effet, être remis en état y compris les façades et jardins. Des cuisines vastes et fonctionnelles sont aménagées, car les Lenôtre entendent ouvrir toute l’année. Colette Lenôtre a l’idée d’installer le restaurant dans l’ancien Grill aux bas reliefs de Caran d’Arche. Elle y ajoute une grande cheminée de marbre pour les flambées d’hiver.

Deux vérandas à l’ancienne sont construites, l’une toute en longueur prolonge le restaurant, l’autre abrite le bar.

La grande salle à manger d’origine est désormais dédiée aux réceptions, sa terrasse couverte permet d’accueillir jusqu'à 1000 convives. Les salons de l’étage sont réaménagés, pour les réceptions privées ou les réunions d’affaires, tandis que le restaurant gastronomique trouve sa place parmi les meilleures tables parisiennes. 

 

Le Pré Catelan retrouve sa splendeur et continue d’être un rendez-vous magique dans son écrin de verdure en plein cœur de Paris.

NB:

Réouverture du Pré-Catelan le 2 octobre 2007 (un tout nouveau décor de Pierre-Yves Rochon)  avec Frédéric Anton (ancien élève du lycée hôtelier de Gérardmer), chef des cuisines, second de Joël Robuchon jusqu’en 1997. Son expérience d’ancien acheteur lui a appris à dépenser en comptant. « Un chef de cuisine est aussi un chef d’entreprise » dit il.

« Quand je l’ai embauché je lui ai dit qu’il ne serait jamais une danseuse » raconte le bouillonnant Président du Directoire de Lenôtre, Patrick Scicard (ancien élève de l’EHP Jean Drouant).

Frédéric Anton a eu son mot à dire pour dessiner le service de table  mêlant porcelaine et surface argentée. Sa fameuse feuille d’or elle-même, un ornement comestible ornant les desserts maison devient une feuille d’argent.

« Nous sommes au top de la haute couture » s’extasie Patrick Scicard.

Un seul regret : il est impossible de rebaptiser le Pré Catelan en Pré Catelan Lenôtre car le site est une concession de la mairie de Paris.

Infos à partir des documents fournis par la

Direction de la Communication du Pré catelan

 

3 octobre 2007

La Tour d'Argent15-17, quai de la Tournelle (Paris)

La Tour d'Argent
15-17, quai de la Tournelle (Paris)

Frédéric Delair

André Terrail

Claude Terrail

 

Histoire de la T our d’Argent (à Paris)

La Tour d'Argent est un restaurant gastronomique français du 5ème arrondissement de Paris, parmi les plus anciens d'Europe, fondé en 1582 par Rourteau. Il est notamment connu pour la vue panoramique imprenable qu'il offre sur la Seine et sur la Cathédrale Notre-Dame de Paris de l'Ile de la Cité.

En 1582 au XVIe siècle

Rourteau,Grand chef cuisinier fonde le restaurant d'élite « L'Hostellerie de La Tour d'Argent » au cœur de Paris avec vue « exceptionnelle » sur la Seine et sur la cathédrale Notre-Dame de Paris dans une tour de style rennaissance pailletée de mica dont la brillance donne le nom à l'établissement. Le roi Henri III de france devient un habitué des lieux et vient y déguster poule au pot ou pâté de héron après ses parties de chasse.

Au XVIIe siècle

Louis XV et toute sa cour viennent y manger depuis le Château de Versailles et le cardinal de Richelieu aime y déguster une oie aux pruneaux. Le Duc de Richelieu y fait accommoder un boeuf entier de trente façons différentes (Bœuf Richelieu) et madame de Sévigné vient y déguster du chocolat.

Au XVIIIe siècle (siècle des Lumières)

La Tour d'Argent est un des fleurons de la cuisine française jusqu'à la Révolution où elle est saccagée par les révolutionnaires.

En 1890 Frédéric Delair rouvre cet endroit mythique et invente le célèbre « canard Tour d'Argent » numéroté servi devant le client avec un célèbre rituel.

Georges Sand, Alfred de Musset, Alexandre Dumas, ou en core Honoré de Balzac sont des habitués.

Au XXe siècle

En 1911, André Terrail, achète le restaurant à Frédéric Delair avant d'être mobilisé pour la 1ère guerre mondiale, durant laquelle il ferme son établissement. Son fils Claude voit le jour le4 décembre 1917 à Paris.

En 1918, il est démobilisé et il décide de moderniser son établissement et d'en confier les cuisines à françois Lespinasse, ancien chef du roi d'Egypte. Le restaurant redevient un des haut lieu gastronomique mondiale avec pour habitué Marcel Proust, Sacha Guitry, Salvador Dali, Jacqueline Kennedy-Onassis....

En 1922, André achète l'immeuble voisin et fait fusionner les 15 et 17 du quai de la Tournelle puis y ajoute un sixième étage en 1936 avec grande baie vitrée et vue panoramique « exceptionnelle » sur l'île de la cité, la Seine et la cathédrale Notre-Dame de Paris.

En 1928 André fait construire l'hôtel Georges V dans le VIIIe arrondissement.

En 1933 la Tour d'Argent est gratifiée de la célèbre 3ème étoile au Guide Michelin l'année de la création du célèbre guide gastronomique français.

En juin 1936 son fils Claude âgé de 26 ans débute au restaurant en salle comme maître de maison.

En 1940 durant la Seconde guerre mondiale l'Etat Major Nazi prend possession des lieux. Claude Terrail mure la cave de ses propres mains pour cacher les 500 000 bouteilles qui s'y trouvent sans être jamais découvertes et s'engage volontairement dans la 2ème Division blindée du général Leclerc.

En 1947, Claude Terrail qui rêve d'être commédien, succède à son père comme maître de maison et fait de la Tour d'Argent son théâtre permanent pour des fêtes quotidiennes développant admirablement l'art de l'accueil, de l'élégance... Il reçoit altesses, chefs d'Etat,, hommes politiques, stars, écrivains, artistes...Il développe l'exceptionnelle cave de la Tour d'Argent sous la Seine avec 450 000 bouteilles. Sa devise « Convier quelqu'un c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous son toit »

En 1980 Claude est fait Commandeur de la Légion d'Honneur et son fils André (du même prénom que son grand père) voie le jour.

En 1996 Claude Terrail est « profondément blessé dans son amour-propre » par la perte de sa 3ème étoile du Guide Michelin.

En 1997 Claude raconte ses nombreux souvenirs biographiques riches en anecdotes, humeurs, émotions et photos liées à sonrestaurant dans Le roman de la Tour d’Argent aux éditions du Cherche-Midi.

Au XXIe siècle

En 2003 Claude intronise son fils André le 29 avril le jour du sacrifice du millionième « canard Tour d'Argent »

En 2006 André Terrail (deuxième du nom) succède à son père à l'âge de 26 ans à la tête du groupe de 150 personnes et de la Tour d'Argent riche de quatre cents ans d'histoire avec le soutien de sa mère Tarja. Il confie les cuisines au grand chef Stéphane Haissant.

Il reprend la célèbre devise de la maison : « Il n'est rien de plus sérieux que le plaisir »

NB : Ce restaurant mondialement connu a réouvert le 18 septembre 2007 après d’importants travaux. Cet établissement qui a inspirer le dessin animé « Ratatouille » est dirigé par André Terrail âgé de 27 ans fils de Claude Terraillldécédé en 2006.

Infos à partir de Wikipedia

« La Tour d’Argent » Wikipédia, l'encyclopédie libre;

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tour_d'Argent

 

2 octobre 2007

    

 

 

 

de Flore

 

 

 

 

 

 

 

M. Boubal (à gauche)

 

 

 

Le café de flore (à Paris)

Le café de Flore apparaît au début de la 3ème république (sans doute en 1887). Il doit son nom à une sculpture de la petite divinité qui se dressait de l'autre côté du boulevard. À la fin du 19ème siècle, Charles Maurras, installé au premier étage, y rédigea son livre "sous le signe de Flore"

En 1917, les suréalistes, avec Guillaume Apollinaire, Soupault, Breton s'y réunissent.

Mauras fonda le journal de l’Action Française, à l’époque très influente

Durant la période de l'entre-deux-guerres le Flore devient le lieu de rendez-vous des éditeurs et des peintres.

Pendant l'Occupation, de nombreux intellectuels, comme Jean Paul Sartre et Simone de Beauvoir y avaient leurs habitudes. Sartre y écrira "l'Etre et le Néant" (1943), d'autres referont le monde.

A l'époque de la Nouvelle Vague on pouvait y voir Roland Barthes, Jean Vilar, Françoise Sagan...

Le Flore accueille chaque année en septembre le jury du "Prix de Flore" qui récompense un jeune auteur au talent jugé prometteur

Christophe Boubal, de son vrai nom Christophe Durand, est écrivain. Il est le petit-fils du célèbre Paul Boubal (1908-1988) qui présida aux destinées du Flore, de 1939 à 1983.

Le rachat par Boubal du Flore en 1939 (ci-contre à gauche de la caisse) marqua l’âge d’or du café germanopratin. En témoigne, La Nuit de Saint-Germain des Près, le dernier album des aventures de Nestor Burma par Léo Malet et Moynot d'après les personnages de Jacques Tardi. Le patron du Flore y est croqué avec beaucoup de tendresse.

Boubal, a su attirer au Flore une élite intellectuelle, avec comme chefs de file, le tandem germanopratin Sartre-Beauvoir qui en firent leur “siège social“. Ce n’est pas le moindre paradoxe du bougnat Boubal. Comme son confrère, Cazes chez Lipp, il n’ouvrait jamais un livre, et il n’était pas un patron de gauche. A preuve les premières tensions avec le syndicat maison ne firent pas peu pour le pousser à finalement céder son fonds de commerce en 1983.

A côté des intellos, des acteurs et chanteurs, le Flore eut aussi la réputation d’être un grand rendez-vous homosexuel, ce qui fut, durant les années cinquante et soixante, plus que mal vu. Là encore, le paradoxal Boubal assuma ce côté sulfureux, même si sa fureur éclata le jour où il découvrit dans les toilettes de son café le graffiti « Boubal en est ! ». Tout comme il assuma les folies de ses clients et amis à commencer par Blondin qu’il allait checher au Poste lorsque ce dernier, ivre, s’amusait à baptiser un poulet dans l’église de Saint-Germain-des-Prés et que le curé portait plainte. Paul Boubal, participa à cette époque facétieuse en créant le Pouilly Club de France, le PCF. Tout un programme à l'époque du Programme Commun !

Infos à partir du Nouvel Observateur(N°2229)

« Le Café de Flore » Wikipédia, l'encyclopédie libre;

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_de_Flore

 

2 octobre 2007

Le café Procope au XVIIIe siècle.Au second plan, de gauche à droite : Condorcet, La Harpe, Voltaire et Diderot.

Voltaire et Diderot

 

Le Procope

 

 

 

Le Procope (à Paris)

Vingt ans après l'introduction d'une boisson tonique du nom de «café» à la cour de France, un scicilien du nom de Francesco Procopio Dei Coltelli (qui changera son nom en Procope) eut l'idée en 1686 d'ouvrir aux environs de Saint Germain des Prés, un établissement où l'on dégusterait ce breuvage en société, alors que n'existaient alors que des tavernes.

En 1689 l'installation de la toute récente Comédie Française dans la même rue lui attira la clientèle du monde du spectacle. Des auteurs comme Voltaire ou Rousseau y eurent leurs habitudes et en firent aussi le premier café littéraire. Diderot y conçut - dit-on - son encyclopédie et Benjamin Franklin, la Constitution des Etats-Unis.

Le Club des Cordeliers qui s'y réunit avec Danton et Marat comme figures principales, en fera aussi un foyer révolutionnaire.

Le Bonnet phrigien (coiffure des affranchis durant l'Antiquité) y fut exhibé pour la première fois.

Début août 1972 le mot d'ordre pour l'attaque des Tuileries, qui eu lieu le 10 août, fut lancé au Procope. Danton et Marat y organisent les 1ères réunions du Club des Cordeliers.

La table de Voltaire servit d'autel votif lors du passage de ses cendres, puis des cercueils de Louis-Michel Lepeletier de Saint Fargeau et de  Jean-Paul Marat en route pour le Panthéon.

Le succès du Procope, rue de l'Ancienne-Comédie, anciennement rue de la Comédie et, plus tôt encore, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés, dure toujours. Sur les murs de l'une de salles on trouve reproduite laDéclaration des droits de l'homme et du citoyen. Les portes des toilettes comportent les indications respectives "Citoyens" et "Citoyennes".

Infos à partir du Nouvel Observateur (N°2229)

« café le Procope »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_Procope

5 octobre 2007

Le café du Croissant

La plaque à la mémoire

de Jaurès

 

Le Café du Croissant (à Paris)

Fondé en 1820 ce café restaurant servait, entre autre du café, breuvage devenu incontournable. Ironie du sort, pour un café populaire, les croissants servis aux habitués avaient été mis à la mode par la Reine Marie Antoinette.

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès était installé, dos à la fenêtre ouverte avec des collègues de l’Humanité. Comme à son habitude il refaisait le monde, rêvait de paix. Quand un passant apparut derrière lui, personne n’y prêta attention. Le député Jaurès était une personnalité connue et il n’était pas rare que des badauds s’arrêtassent ainsi quand ils le voyaient. Ce ne fut que quand il sortit un pistolet que le serveur tressaillit. Trop tard ! Quelques secondes plus tard, Jaurès gisait sur le carrelage froid du café. Mort. L’assassin, Raoul Vilain âgé de 24 ans, est un étudiant nationaliste. Une rumeur monte en s’amplifiant dans la rue Montmartre « ils ont tué Jaurès ! ». Il était 21h30

A l’intérieur du restaurant, une vitrine rappelle les faits illustrés de photos et d’articles de l’époque. Entre les tables de la terrasse, une plaque de marbre blanc aux lettres dorés indique « ici, le 31 juillet 1914, Jaurès fut assassiné ».

Aujourd’hui rien d’autre ne laisse imaginer l’histoire de ce café. Il a juste gardé un nom mythique.

Infos à partir de l'article sur le web de B. Eschapasse

et du Nouvel Observateur (N°2229)