Mis à jour le 27 décembre 2008

 

  Actualités Internationales  

27/12/2008

 

Les grands moments de l’année 2008

 

Janvier

16 janvier: Total est reconnu coupable de "faute d'imprudence" dans le procès sur le naufrage de l'Erika et condamné à 375.000 euros d'amende. Le pétrolier fait appel le 25.

23 janvier: la commission sur la libération de la croissance française, ou commission Attali, remet ses 316 propositions au président de la République. Elle prône notamment la suppression des départements, une TVA sociale et la libéralisation de professions comme les taxis ou les pharmaciens.

24 janvier: la Société Générale révèle avoir été victime d'une fraude de la part d'un trader, Jérôme Kerviel, qui a fait perdre 4,9 milliards d'euros à la banque, lesquels s'ajoutent à 2 milliards de dépréciations. Le P-DG Daniel Bouton annonce avoir proposé sa démission, que le conseil d'administration a refusée. Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire, confiée à la brigade financière.

Février
1er février: Microsoft propose de racheter Yahoo! pour 31 dollars par action, soit 44,6 milliards de dollars. Le conseil d'administration du groupe internet rejette l'offre pour être "sous-évaluée".

13 février: les scénaristes américains reprennent le travail, après une grève de 3 mois à propos des revenus générés par la distribution sur internet et autres nouveaux supports. Le mouvement aura coûté 2,5 milliards de dollars à l'économie de Los Angeles.

Mars
10 mars: la SNCF expérimente pour la première fois au niveau national la loi sur le service minimum qui oblige les grévistes à se déclarer 48 heures avant.

16 mars: Nicolas Sarkozy enregistre son premier revers électoral avec les municipales, puisque la gauche regagne 38 grandes villes, l'UMP sauvant de justesse Marseille.

26 mars: le rachat de Jaguar et Land Rover par l'indien Tata Motors est officialisé.

31 mars: Bercy avance que la banalisation du Livret A interviendra au 1er janvier 2009.

Avril
1er avril: l'Autorité des marchés financiers confirme l'incrimination de délit d'initiés contre des dirigeants d'EADS à propos des retards du programme A380. Le groupe est accusé d'"information trompeuse".

Mai
11 mai: le tribunal arbitral chargé de solder le litige opposant depuis 13 ans, dans le dossier Adidas, Bernard Tapie et le Consortium de réalisation gérant le passif du Crédit Lyonnais condamne ce dernier à verser 285 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires. Une polémique s'ensuit sur le choix de Bercy de porter l'affaire devant un tribunal arbitral. 5 recours sont déposés dont 2 par François Bayrou et 1 par le PS.

29 mai: Noël Forgeard, ancien coprésident exécutif d`EADS, est mis en examen pour "délit d'initié" dans l'affaire EADS.
La Banque mondiale met 1,2 milliard de dollars sur la table pour la crise alimentaire internationale, après les émeutes de la faim qui ont éclaté en avril notamment en Haïti à cause de la flambée des prix des produits alimentaires.

Juin
12 juin: Yahoo! annonce la fin de toute discussion avec Microsoft et la conclusion d'un partenariat publicitaire avec Google.

13 juin: l'Irlande dit "non" au traité européen de Lisbonne par 53,4% des voix.

17 juin: l'ancien directeur général délégué d'EADS Jean-Paul Gut est mis en examen pour "délit d'initié" dans l'affaire EADS.

18 juin: alors que le projet de loi sur la réforme du temps de travail est présenté au conseil des ministres, Nicolas Sarkozy se félicite de "la dernière étape pour réparer les dégâts des 35 heures".

27 juin: Bill Gates quitte Microsoft pour se consacrer à sa fondation, laissant les rênes du leader mondial des logiciels à Steve Ballmer.

Juillet
2 juillet: c'est au tour de l'ancien patron d'Airbus Gustav Humbert d'être mis en examen toujours dans l'affaire EADS. Suivi le 11de l'ancien directeur financier d'Airbus et actuel patron du site EADS de Dresde, Andreas Sperl. Puis de l'ancien vice-président d'Airbus Olivier Andriès le 5 décembre.

9 juillet: le Pentagone remet en jeu le contrat pour les ravitailleurs de l'US Air Force, évalué à 35 milliards de dollars et qui avait initialement attribué au consortium EADS/Northrop Grumman, avant d'être contesté par Boeing.

10 juillet: après 21 ans de JT sur TF1, Patrick Poivre d'Arvor présente son dernier 20 heures, suivi par 10 millions de téléspectateurs. Il laisse son siège à Laurence Ferrari.

11 juillet: le pétrole atteint un record historique à Londres, à 147,50 dollars le baril de Brent.

17 juillet : sortie de l'iPhone 3G en France, commercialisé par Orange.

22 juillet: la fusion GDF Suez est enfin effective, après un mariage annoncé… en février 2006.

23 juillet: la Loi de modernisation de l'économie, censée soutenir croissance et pouvoir d'achat notamment via la négociabilité des tarifs entre fournisseurs et distributeurs, est définitivement adoptée par le Parlement.

Août
8 août: lancement des Jeux Olympique de Pékin jusqu'au 24. La France revient avec 40 médailles.

9 août: Orange commercialise ses offres télévision et mobile "Orange foot" pour 6 euros par mois chacune.

27 août: EDF confirme que l'EPR de Flamanville ne démarrera finalement pas avant 2012.

28 août: Nicolas Sarkozy reconnaît que le Revenu de solidarité active (RSA) sera bien financé grâce à une taxe supplémentaire de 1,1% sur les revenus du capital.
Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, annonce que l'établissement public français pourrait devenir une société anonyme dès janvier 2010, avec ouverture de son capital en janvier 2011.

Septembre
1er septembre: changements chez Alcatel-Lucent. Le Néerlandais Ben Verwaayen et le Français Philippe Camus sont nommés à la tête de l'équipementier télécoms, en remplacement de Patricia Russo et Serge Tchuruk.

10 septembre: Sanofi-Aventis confirme le départ de son directeur général Gérard Le Fur et son remplacement par Chris Viehbacher. Gérard Le Fur aurait notamment été victime de la dégradation de ses relations avec le président Jean-François Dehecq et de l'échec de la pilule anti-obésité Acomplia.

15 septembre: Lehman Brothers se met en faillite et Merrill Lynch est vendu à Bank of America. La journée est considérée comme le catalyseur de la crise financière et économique actuelle.

19 septembre: contraint d'intervenir du fait du tollé provoqué par une éventuelle "taxe pique-nique", Nicolas Sarkozy reporte à plus tard l'extension du bonus-malus écologique à d'autres familles de produits que l'automobile.

Octobre
1er octobre: scrutin sans surprise au Sénat: Gérard Larcher accède au fauteuil très convoité de président de la Haute assemblée, succédant à Christian Poncelet.

6 octobre: la Bourse de Paris perd 9,04%, sa plus forte chute depuis la création de l'indice en 1988.
Ouverture du procès de l'Angolagate sur des ventes présumées illégales d'armes à l'Angola, pour laquelle comparaissent Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak, Charles Pasqua ou Jean-Christophe Mitterrand.

8 octobre: après 9 hausses consécutives, la Banque centrale européenne baisse ses taux directeurs à 3,75%, dans une action concertée avec les autres grandes banques centrales. Une manière de soulager les marchés.

13 octobre: l'Américain Paul Krugman se voit décerner le prix Nobel d'économie.

15 octobre: Michel de Virville, membre du bureau de l'UIMM chargé de négocier les indemnités de départ de Denis Gautier-Sauvagnac, est mis en examen pour "subornation". Idem pour l'UIMM.

1er novembre: les députés votent en première lecture un texte selon lequel les salariés pourront continuer à travailler jusqu'à 70 ans.

Novembre
4 novembre: Barack Obama devient le 44e président des Etats-Unis. Le démocrate l'emporte sur John McCain, avec 365 grands électeurs contre 173 et 52,8% des voix contre 45,7%.

7 novembre: le P-DG de General Motors évoque la faillite. Une annonce qui secoue le secteur automobile américain à tel point que Barack Obama appelle à un plan de relance du secteur et que les "Big Three" sont auditionnés par le Congrès en vue d'une éventuelle aide fédérale de 25 milliards de dollars.

11 novembre: 11 personnes sont placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur des actes de sabotage à la SNCF le week-end précédent.

17 novembre: Yahoo! fait savoir que son cofondateur et CEO Jerry Yang va quitter le groupe dès que le conseil d'administration lui aura trouvé un successeur.

18 novembre: Carrefour annonce le départ de son directeur général José Luis Duran, remplacé par le Suédois Lars Olofsson (Nestlé).

19 novembre: le projet de loi de finances rectificative présenté en conseil des ministres prévoit l'annualisation du malus écologique sur les voitures les plus polluantes.
Le gouvernement donne son feu vert à la vente d'Alitalia à la Compagnie aérienne italienne. Mettant fin à des mois de tractations et de rebondissements autour de la reprise de la société au bord de la faillite.

21 novembre: le travail dominical fait parler de lui. Dans une tribune dans Le Figaro, 55 députés de l'UMP et du Nouveau Centre s'opposent à la proposition de loi de leur confrère Richard Maillé sur l'extension du travail le dimanche. L'expérience est réitérée quelques jours plus tard dans Le Monde. Montrant la division de la majorité sur le sujet.

25 novembre: Martine Aubry est officiellement désignée première secrétaire du Parti socialiste, avec 102 voix d'avance sur Ségolène Royal et après 4 jours où le PS s'est déchiré, sa rivale contestant les résultats et réclamant un nouveau vote.

Décembre 
1er décembre: c'est officiel, les Etats-Unis sont en récession depuis décembre 2007, selon le Bureau national de la recherche économique. 

4 décembre: dans son plan de relance de l'économie, Nicolas Sarkozy promet la création d'une prime à la casse de 1.000 euros pour les véhicules de plus de 10 ans en échange de l'achat d'une voiture neuve.

5 décembre: le baril de pétrole enfonce le seuil des 40 dollars, à 39,35 dollars, un plus-bas depuis le 4 janvier 2005. 

9 décembre: l'équilibre budgétaire français est reporté à... 2014.

11 décembre: l'ancien patron du Nasdaq Bernard Madoff est arrêté pour une fraude portant sur 50 milliards de dollars, grâce au "schéma Ponzi" qui consiste à rémunérer les investisseurs arrivés en premier avec l'argent versé par les investisseurs les plus récents. Depuis, les banques détaillent leur exposition à ce qui pourrait être un nouveau scandale à la Enron. Les plus touchées: Santander, avec 2,3 milliards d'euros et HSBC, avec 1 milliard de dollars.
Nouveaux retards pour le Boeing 787 "Dreamliner". En cause: la récente grève qui a affecté l'avionneur et des problèmes de sous-traitance.

12 décembre: les 27 pays de l'UE parviennent à un accord sur la lutte contre le changement climatique, qui prévoit une réduction des émissions polluantes de 20% d'ici 2020. 

17 décembre: la réforme de l'audiovisuel public est adoptée à l'Assemblée nationale.
L'Opep décide de baisser ses quotas de production de 2,2 millions de barils par jour face à l'effondrement des cours de l'or noir. Du jamais vu.
Le Conseil de la concurrence casse à titre conservatoire l'exclusivité d'Orange sur l'iPhone en France.

19 décembre: Washington débloque 13 milliards de dollars, issus du plan Paulson, pour les "Big Three".
Le Premier ministre belge Yves Leterme propose la démission de son gouvernement suite aux accusations de pression sur des magistrats dans le cadre du sauvetage de Fortis.

Par Flore de Bodman, journaliste à Challenges.fr. 22 dec 2008

 

12/12/2008

 

 

La Banque mondiale a annoncé, mercredi 10 décembre,

le lancement d'une offre de prêts d'urgence, à long terme et sans intérêts,

destinée aux pays les plus pauvres

Cette "facilité de réponse d'urgence à la crise", approuvée mardi par le conseil d'administration, va permettre "de fournir un financement rapide à des programmes de sécurité sociale, d'infrastructures, d'éducation et de santé", a précisé l'institution dans un communiqué.

Ces prêts seront émis par l'Association internationale de développement, filiale de la Banque mondiale qui fournit des prêts aux soixante-dix-huit pays les plus pauvres du monde. Selon la Banque mondiale, ses ressources disponibles sont de 42 milliards de dollars. Sur l'exercice 2007-2008, clos fin juin, ses engagements - prêts, subventions, investissements, garanties - se sont élevés à 11,2 milliards de dollars.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de faire le travail habituel. Nous avons besoin d'un plan de sauvetage humain, pas seulement d'un plan de sauvetage financier, et nous avons besoin d'une capacité de réaction nouvelle pour nous assurer que l'argent parvient rapidement là où il est le plus nécessaire", a déclaré le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick

LEMONDE.FR | 10.12.08 |

18/11/2008

 

Les puces ne garantissent pas la sécurité des échanges en ligne

La confiance qu'ont les utilisateurs d'Internet dans la capacité du système à sécuriser les données a toujours été relative. Elle pourrait bien s'effondrer si l'industrie des microprocesseurs et les fournisseurs de logiciels de cryptage se révélaient incapables de répondre à un nouveau type d'attaque, redoutablement efficace, découvert par une équipe conduite par le cryptologue allemand Jean-Pierre Seifert (universités d'Haïfa et d'Innsbruck). Le commerce en ligne serait alors menacé, mais aussi, plus largement, tout ce qui permet la dématérialisation des échanges, fondée sur des applications faisant appel aux codes secrets dits asymétriques, qu'il s'agisse de crypter, de signer ou de garantir l'intégrité de données numériques

Dans un article encore confidentiel, le chercheur et ses collègues décrivent la façon dont ils ont pu, en une seule tentative – soit quelques millisecondes –, récupérer la quasi-intégralité d'une clé de cryptage de 512 bits (suite d'autant de 0 ou de 1). A titre de comparaison, la plus grande clé publique cassée à ce jour faisait 640 bits, et sa décomposition, annoncée en novembre 2005, avait mobilisé, pendant trois mois, 80 microprocesseurs cadencés à 2,2 GHz.

Depuis l'annonce, cet été, sur le serveur de l'Association internationale de recherche cryptologique (IACR), de la faisabilité théorique d'une telle attaque, les producteurs de microprocesseurs sont sur les dents : les puces de la quasi-totalité du parc informatique sont en effet vulnérables. Au point que le chef de la sécurité d'Intel, numéro un mondial des microprocesseurs, sollicité sur la question, fait répondre qu'il sera "indisponible pendant plusieurs semaines". C'est que la parade face aux attaques classiques des systèmes à clé publique – à savoir allonger la taille des clés - est dans ce cas inopérante.

Jean-Pierre Seifert a en effet pris ces systèmes à rebours. Alors que leur robustesse s'appuie sur la grande difficulté à déduire mathématiquement la clé privée, secrète, à partir de son complément public, il s'est intéressé à la façon dont le microprocesseur lisait en interne ces données confidentielles.

Or il se trouve que le mode de fonctionnement même de la puce, optimisé pour accélérer les calculs, la rend vulnérable. "La sécurité a été sacrifiée au bénéfice de la performance", estime le chercheur.

On peut résumer ainsi le principe de l'attaque : pour aller toujours plus vite, le processeur fonctionne en parallèle et dispose d'un système de prédiction du résultat de l'opération en cours. Si la prédiction est bonne, le processus est sensiblement accéléré. Si elle est erronée, il faut revenir en arrière et recommencer l'opération élémentaire. Il "suffit" de mesurer le temps de calcul lorsque le processeur égrène la chaîne de 0 et de 1 qui constitue la clé de cryptage pour en déduire celle-ci.

Cette menace, qui porte le nom d'"analyse de prédiction de branche" (BPA), était déjà connue, mais elle nécessitait de très nombreux essais pour déduire de façon statistique la clé de cryptage. Ce qui la rendait impraticable. La percée de Jean-Pierre Seifert tient à ce qu'une seule écoute est désormais nécessaire. Et sa force réside dans le fait que le processus de prédiction, fondamental pour accélérer les performances du processeur, n'est pas protégé.

Un petit logiciel "taupe" pourrait donc écouter la puce en toute discrétion, et renvoyer la clé à des hackers, à des services de renseignement ou à des espions à la solde de concurrents.

"UNE QUESTION DE SEMAINES"

On n'en est pas tout à fait là. "Nous n'avons pas développé d'application clé en main, qui serait disponible en ligne", se défend Jean-Pierre Seifert. Mais il estime qu'une fois sa méthode dévoilée, début 2007, lors de la prochaine conférence RSA – du nom du système de cryptage le plus populaire –, la réalisation de tels logiciels d'attaque ne sera qu'"une question de semaines".

Les spécialistes de cryptographie confirment le sérieux de la menace. Sous couvert d'anonymat, l'un des meilleurs connaisseurs mondiaux des systèmes à clé publique résume sans fard la situation : "La solution réelle est de revoir la conception même de nos microprocesseurs – un processus très long et difficile. Une solution de court terme serait de ne pas permettre que des applications sensibles tournent en parallèle avec des opérations standards sur un même ordinateur, ce qui est plus facile à dire qu'à faire dans un environnement de travail classique. Il reste des remèdes partiels, mais ils impliquent de ralentir considérablement le PC."

Jean-Jacques Quisquater (Université catholique de Louvain, Belgique) rappelle que les normes militaires américaines mettent en garde depuis longtemps contre les attaques fondées sur l'analyse des temps de calcul. Pour lui, l'avenir est aux processeurs spécialisés dans les fonctions de sécurité. "Mais on n'y viendra pas avant plusieurs années", remarque-t-il.

"INTEL DOIT ÊTRE DÉSESPÉRÉ"

"On sait bien que ne sont 'très sûres'' que les opérations cryptologiques conduites dans une enceinte protégée, côté serveur, avec un module spécifique", confirme Jacques Stern, directeur du laboratoire d'informatique de l'Ecole normale supérieure, à Paris. Une prophylaxie radicale, impraticable pour l'internaute lambda.

David Naccache (université Paris-II) reconnaît qu'"il n'y a pas d'opération à cœur ouvert possible" : toucher au système de module de prédiction pourrait affecter des fonctions essentielles.

En première ligne, Intel se borne à préciser de façon laconique que la prochaine version d'OpenSSL, un logiciel libre de sécurisation de données, répondra à la menace, au besoin en désactivant le module de prédiction. "Une telle mesure ralentirait par quatre le microprocesseur, assure Jean-Pierre Seifert, ce qui prouve à quel point Intel doit être désespéré." Lui-même ancien collaborateur d'Intel et de son concurrent Infineon, revenu ensuite à l'université, il cherche désormais des parades à la faille qu'il a découverte. Mais dans la mesure où les recherches dans ce domaine sont récentes, prévient-il, "cela prendra un certain temps avant d'y voir clair".

Certes l'assaut qu'il a conçu est plus difficile à mettre en oeuvre que les innombrables stratagèmes imaginés par les hackers, qui contraignent l'industrie à produire des "patchs" en permanence. Dans son cas, une simple rustine ne saurait suffire.

Cette menace, qui porte le nom d'"analyse de prédiction de branche" (BPA), était déjà connue, mais elle nécessitait de très nombreux essais pour déduire de façon statistique la clé de cryptage. Ce qui la rendait impraticable. La percée de Jean-Pierre Seifert tient à ce qu'une seule écoute est désormais nécessaire. Et sa force réside dans le fait que le processus de prédiction, fondamental pour accélérer les performances du processeur, n'est pas protégé.

Un petit logiciel "taupe" pourrait donc écouter la puce en toute discrétion, et renvoyer la clé à des hackers, à des services de renseignement ou à des espions à la solde de concurrents.

"UNE QUESTION DE SEMAINES"

On n'en est pas tout à fait là. "Nous n'avons pas développé d'application clé en main, qui serait disponible en ligne", se défend Jean-Pierre Seifert. Mais il estime qu'une fois sa méthode dévoilée, début 2007, lors de la prochaine conférence RSA – du nom du système de cryptage le plus populaire –, la réalisation de tels logiciels d'attaque ne sera qu'"une question de semaines".

Les spécialistes de cryptographie confirment le sérieux de la menace. Sous couvert d'anonymat, l'un des meilleurs connaisseurs mondiaux des systèmes à clé publique résume sans fard la situation : "La solution réelle est de revoir la conception même de nos microprocesseurs – un processus très long et difficile. Une solution de court terme serait de ne pas permettre que des applications sensibles tournent en parallèle avec des opérations standards sur un même ordinateur, ce qui est plus facile à dire qu'à faire dans un environnement de travail classique. Il reste des remèdes partiels, mais ils impliquent de ralentir considérablement le PC."

Jean-Jacques Quisquater (Université catholique de Louvain, Belgique) rappelle que les normes militaires américaines mettent en garde depuis longtemps contre les attaques fondées sur l'analyse des temps de calcul. Pour lui, l'avenir est aux processeurs spécialisés dans les fonctions de sécurité. "Mais on n'y viendra pas avant plusieurs années", remarque-t-il.

"INTEL DOIT ÊTRE DÉSESPÉRÉ"

"On sait bien que ne sont 'très sûres'' que les opérations cryptologiques conduites dans une enceinte protégée, côté serveur, avec un module spécifique", confirme Jacques Stern, directeur du laboratoire d'informatique de l'Ecole normale supérieure, à Paris. Une prophylaxie radicale, impraticable pour l'internaute lambda.

David Naccache (université Paris-II) reconnaît qu'"il n'y a pas d'opération à cœur ouvert possible" : toucher au système de module de prédiction pourrait affecter des fonctions essentielles.

En première ligne, Intel se borne à préciser de façon laconique que la prochaine version d'OpenSSL, un logiciel libre de sécurisation de données, répondra à la menace, au besoin en désactivant le module de prédiction. "Une telle mesure ralentirait par quatre le microprocesseur, assure Jean-Pierre Seifert, ce qui prouve à quel point Intel doit être désespéré." Lui-même ancien collaborateur d'Intel et de son concurrent Infineon, revenu ensuite à l'université, il cherche désormais des parades à la faille qu'il a découverte. Mais dans la mesure où les recherches dans ce domaine sont récentes, prévient-il, "cela prendra un certain temps avant d'y voir clair".

Certes l'assaut qu'il a conçu est plus difficile à mettre en oeuvre que les innombrables stratagèmes imaginés par les hackers, qui contraignent l'industrie à produire des "patchs" en permanence. Dans son cas, une simple rustine ne saurait suffire.

LE MONDE | 18.11.06 | 14h55 

 

 

14/11/2008

 

LE CHIFFRE 89 -Nouveau prix du passeport biométrique

89, ce  sera en euros, à partir du 1er janvier 2009, le prix des passeports biométriques. Celui-ci s'élève pour l'instant à 6O euros pour les adultes. Pour les 15-18 ans, le tarif d'un passeport passerait de 30 à 45 euros.

Et pour les moins de 15 ans, cette pièce d'identité actuellement gratuite devrait être facturée 20 euros.

(Valeurs actuelles 6 novembre 2008)

 

Etats-Unis : demande d’autorisation préalable pour les courts séjours

A compter du 12 janvier 2009, les citoyens français qui ont l'intention de se rendre aux Etats-Unis pour un séjour touristique ou d'affaires de moins de 90 jours par air ou par mer devront être en possession d'une autorisation de voyage électronique.

Dans le cadre du Programme d'exemption de visa, "Visa Waiver Program", dont la France est l'un des pays bénéficiaires, les voyageurs concernés doivent donc se connecter sur le site internet « Système électronique d'autorisation de voyage » (Esta) et remplir en ligne le formulaire de demande. Les demandes peuvent être soumises à tout moment avant le voyage, le Département de la sécurité intérieure, "Department of Homeland Security", recommandant toutefois de s'acquitter de cette formalité au minimum 72 heures avant le départ.

Cette autorisation est valable 2 ans à compter de la date à laquelle elle a été délivrée, ou avant ce délai, à la date d'expiration du passeport. Elle est valable pour des entrées multiples. Le demandeur peut ensuite mettre à jour l'autorisation préalablement accordée sur le site internet pour les voyages ultérieurs, ou en cas de modification de l'itinéraire ou de l'adresse de destination.

Si l'autorisation Esta permet l'embarquement à bord de la compagnie aérienne ou maritime, elle n'est toutefois pas une garantie d'admission au poste frontière, l'officier d'immigration au poste frontière ou au poste de contrôle pré-embarquement se prononçant sur l'admission.

Prat édition nov 2008

 

 

 

9/11/2008

 

 

                              Les élections américaines :

                 les illustre prédécesseurs de Barack Obama

                    

 

 

5/11/2008

 

 

                            Les élections américaines :

                 les illustre prédécesseurs de Barack Obama

                 et le mode d'emploi du scrution américain

              

   

  

Télépoche 1er au 7 novembre 2007

 

 

1/06/2008

 

Le billet d’avion "papier" supprimé à partir du 1er juin

Le billet d'avion, comme on le connaissait, cartonné, rectangulaire et beaucoup trop grand, est définitivement supprimé le 1er juin par les 240 compagnies membres de l’Iata l'association internationale du transport aérien, qui assure 94% des vols dans le monde. Le billet électronique va se généraliser.

Pour s'enregistrer à l'aéroport, on ne devra donc que présenter une pièce d'identité et donner son numéro de réservation. L'Iata affirme que ce changement permettra aux compagnies d'économiser près de deux milliards d'euros.

20minutes.fr 31 mai 2008